Permanence Verdon dimanche 25 janvier
jeudi 29 janvier 2026
lundi 12 janvier 2026
ÉTANG DE PÉRONNE, UNE PREMIÈRE ANIMATION
Sous une météo mi-figue mi-raisin mais qui ne nous gratifiera que de quelques gouttes tardives, une demi-douzaine d'adhérents choletais ont encadré une douzaine de personnes venues de l'extérieur (dont plusieurs Angevins!), pour leur faire découvrir l'avifaune de l'étang de Péronne.
Les oiseaux étaient moins nombreux et variés que les années précédentes sur ce site. Mais leur proximité en queue d'étang permet à tout le monde d'admirer les grandes aigrettes, les hérons cendrés et les détails délicats du plumage des sarcelles d'hiver. C'est aussi l'occasion de parler des évolutions du plumage des mouettes rieuses, en fonction de l'âge et de la saison. Le passage d'une Buse variable entraîne un décollage massif et nous permet d'entendre les vocalises des sarcelles.
Sur le plan d'eau principal, les peu farouches canards colverts, foulques et gallinules nous permettent de détailler leurs plumages et leurs comportements (la saison des parades nuptiales est commencée pour les canards!). Grands cormorans, grèbes huppés et fuligules restent plus éloignés, mais les longues-vues sont là, facilitant la distinction des espèces, des sexes et permettant de surveiller l'évolution du plumage nuptial des cormorans.
Les questions des participants fusent, concernant les habitudes des espèces présentes, leurs migrations, leurs lieux de nidification... mais aussi les prochaines occasions d'observer l'avifaune choletaise. Quand la lumière décline, les visiteurs nous quittent et certains d'entre eux envisagent de nous rejoindre lors des prochaines sorties au Verdon ou à l'étang des Noues. Merci à eux et aux bénévoles qui leur ont consacré leur dimanche après-midi.
Sylvain Codarini
dimanche 4 janvier 2026
Pliviométrie 2025
Depuis 2009 que nous faisons nos relevés sur 4 sites à Cholet et 1 à Nuaillé, nous avons battu le record de la plus grande quantité de pluie sur un mois : Janvier 2025, 187mm. Le record précédent était en novembre 2019 avec 178mm.
Même si 2025 reste une année moyenne avec 772mm, nous restons dans la fourchette haute depuis 2009.
Pour mémoire, le graphique ci-dessus montre deux moyennes anciennes :
- Moyenne 1951-1980 issu de Wikipedia (http://fr.wikipedia.org/wiki/Climat_de_Maine-et-Loire),
- Moyenne 1991-2021 issu de Climate-Data (https://fr.climate-data.org/europe/france/pays-de-la-loire/cholet-8021/).
Le graphique ci-dessous compare la pluviométrie des 17 années de suivi. La moyenne 2009-2025 est très voisine de la moyenne 1991-2021. Mais, la courbe de tendance montre clairement une augmentation de la pluviométrie sur la période.
Si on regarde plus précisément la pluviométrie des 4 saisons, cette tendance à la hausse est confirmée en hiver, printemps et automne, bien marquée même pour cette dernière saison. Mais elle reste stable en été.
jeudi 30 octobre 2025
NOS MATINÉES ANGIBOURGÈRE (3)
Ces matinées ne seraient rien sans celles et ceux qui, depuis des semaines, les ont fait vivre et continuent à le faire.
Photo Catherine LechevallierFIDÈLES, OCCASIONNELS, SIMPLES CURIEUX...
Sans les plus fidèles d'entre nous, aurions-nous eu un tel suivi? On peut en douter. Bravant les kilomètres, la météo et l'heure matinale du lever du jour, certaines personnes n'ont pas hésité à venir très régulièrement sur la crête prendre le pouls de la migration. Parfois seules, plus souvent accompagnées, elles ont compté sans relâche tous les oiseaux qui passaient. Avec elles, partageant leurs connaissances et leur passion, des observatrices et observateurs occasionnels, voire simplement des curieux et parmi eux certains finissant par se prendre au jeu et devenant des habitués.
Photo Catherine LechevallierUNE PETITE SOCIÉTÉ
La présence régulière de toutes ces personnes se retrouvant sur la crête a fini par donner naissance à une équipe, une petite société avec ses habitudes, ses rituels. Ainsi le café généreusement offert par quatre ou cinq, toujours les mêmes, occasion de se réchauffer mais aussi courte récréation appréciée au milieu de nos observations et de nos comptages. Une petite société enjouée, bavarde et ne se prenant guère au sérieux, où l'on parle encore et toujours d'oiseaux: ceux que l'on a vu ici et ailleurs, ceux que l'on voit et ceux que l'on rêverait de voir, etc. Sur le sujet, nous sommes à vrai dire intarissables.
Photo Catherine LechevallierFOUS D'OISEAUX
Durant toutes ces matinées, que de gens n'avons-nous pas vu défiler sur le chemin que nous occupons comme sur la route à côté! Randonneurs, promeneurs, joggers, cyclistes, agriculteurs... Nombre d'entre eux, intrigués et ignorant de ce que nous faisions, ont pris le temps de s'arrêter, s'étonnant de découvrir que passaient ici des oiseaux migrateurs et surtout que des personnes pouvaient passer des heures à les compter. Certains nous ont probablement pris pour des sortes de fous, ce que nous sommes aussi un peu! D'autres, habitués à notre présence sur la crête, n'oublient jamais de nous saluer en passant, voire de nous demander: alors ça passe ou encore, qu'est-ce qui passe aujourd'hui? De simple lieu de promenade, de randonnée ou de sport, la crête est devenue dorénavant pour beaucoup là-où-de-drôles-de-gens-comptent-des-oiseaux-migrateurs.
Pour finir, nos matinées Angibourgère ce sont tous ces oiseaux de passage avec de temps à autre ces belles surprises, ce paysage sans pareil, cette équipe, cette ambiance particulière et toutes ces personnes avec lesquelles on aime tant à se retrouver. Puissent se poursuivre encore longtemps nos belles matinées sur la crête.
Jean-Michel Logeais
mardi 21 octobre 2025
Le Moulin Cassé
Le groupe LPO Mauges suit la migration à la Tourlandry au lieu-dit l’Angibourgère depuis quelques années maintenant. Ce point le plus haut du Maine et Loire avec ses 216 mètres est un lieu privilégié pour l’observation de la migration postnuptiale en Anjou.
Mais savez-vous que dans la zone la plus à l’Ouest du 49 se trouve un endroit moins élevé certes, au Moulin Cassé avec ses petits 69 mètres d’altitude? Il y passe quand même quelques oiseaux observables et remarquables.
Le Moulin Cassé se trouve sur l’ex commune de Saint Crespin sur Moine aujourd’hui Sèvremoine au lieu-dit La Colline.
Au Nord des vignes, au Nord-Ouest des vignes et du château d’eau de la Croix Moriceau (44), à l’Ouest des vignes et Clisson et le Hellfest (44), et au Sud plutôt du bocage vers Torfou et au pied de la colline, serpente la Moine d’Est en Ouest ou elle va rejoindre et se perdre dans la Sèvres Nantaise.
J’ai passé quelques matinées de comptage sur le site depuis cet été et voici quelques chiffres et photos.
Le 5 Septembre 2025 : 2 élanions blancs et une nichée de cisticole des joncs
Le 19 Septembre 2025 : 1 balbuzard pécheur venant tout droit de la Croix Moriceau et qui me passe juste au dessus … magique
Le 27 Septembre 2025 : + de 640 hirondelles rustiques et plus de 210 hirondelles de fenêtre perturbées par la goutte froide dans le Sud-Ouest où elles ne trouvent pas d’insectes pour se nourrir et qui remontent plein Nord, beaucoup vont y laisser leur peau.
Le 3 Octobre 2025 : 4 vanneaux huppés et 38 linottes mélodieuses parmi d’autres espèces.
Le 16 Octobre 2025 : + de 80 pinsons des arbres 1 gros-bec casse noyaux et encore 4 hirondelles rustiques cette fois-ci plein Sud.
Voilà cet endroit proche de chez moi qui me comble à chaque fois.
Hugues Berjon
lundi 13 octobre 2025
NOS MATINÉES ANGIBOURGÉRE (2)
Ceux qui nichent, ceux qui passent, ceux qui restent.
Juillet. Les nicheurs l'emportent encore sur les migrateurs. Le doux roucoulement des tourterelles des bois, les alarmes nerveuses des fauvettes grisettes et des hypolaïs, le cri aigre d'une Pie-grièche écorcheur élevant ses jeunes accompagnent nos débuts de matinées. Quelques heures plus tard, à la faveur du réchauffement de l'air, on voit s'élever éperviers, buses et bondrées. Pour celles-ci, l'heure du départ vers le sud n'est pas encore venue. Côté migration, on reste un peu sur sa faim. Les premiers milans noirs et les martinets – bien moins nombreux que l'an passé – forment l'avant-garde de cette migration d'automne qui, jusqu'en novembre, va traverser l'Europe et dont nous recueillons ici quelques miettes. Chevaliers culblanc et sternes pierregarins sont les bonnes surprises du mois.
Photo Catherine LechevallierAoût. Les voix des nicheurs s'éteignent peu à peu. Certains ont disparu, d'autres se font discrets. Deux champs de tournesol de part et d'autre de la crête attirent déjà linottes et chardonnerets. Dans le ciel, quelques milans, les premières bondrées de passage, des hirondelles des trois espèces, deux rares pipits rousselines et des goélands bruns. Dans les buissons, le nombre de pouillots fitis et de gobemouches noirs commence à grossir. Si quelques tourterelles des bois circulent encore sur le site, on peut en observer aussi, au petit matin, rapides et déterminées, de petits groupes se faufilant entre les arbres et filant plein sud. Chaque matin, le pic vert local fait entendre ses salves de ricanements et, derrière nous, venant de la carrière, nous arrivent parfois les cris d'un couple de faucons pèlerins.
Photo Catherine LechevallierSeptembre. Les oiseaux de passage se font plus nombreux. Côté rapaces, quelques busards, les dernières bondrées, éperviers et faucons crécerelles passent souvent haut dans le ciel. Grandes aigrettes, hérons cendrés et cigognes blanches sont aussi de la partie. De petits groupes de colombins et de ramiers commencent à passer la crête. Dans la végétation environnante, moins de gobemouches noirs mais davantage de gobemouches gris et chaque matin les cris insistants d'un ou de plusieurs rougequeues à front blanc. Pouillots et mésanges se font toujours plus présents. Des élanions viennent nous rendre visite presque chaque jour et il arrive que le faucon pèlerin de la carrière manifeste sa mauvaise humeur au passage d'un de ses congénères en plein voyage. Le pic vert du coin ricane toujours autant. Tout le monde attend impatiemment le grand rush des hirondelles rustiques longtemps contrarié cette année par une météo trop froide. Il faudra attendre la fin du mois pour assister à "leur" journée. le vingt-neuf du mois, on en comptera ici plus de 7000.
Le gros des hirondelles passé, s'ouvre un autre chapitre, plus automnal, fait de grives et d'alouettes des champs, de bergeronnettes grises et de pipits farlouses, de pinsons des arbres et autres fringilles. Un chapitre encore loin d'être fermé.
Après les oiseaux, reste évidemment à parler des observatrices et observateurs, celles et ceux sans qui n'auraient jamais existé ces matinées Angibourgère.
(la suite dans une prochaine rubrique)
Jean-Michel Logeais
mardi 7 octobre 2025
ANIMATION EUROBIRDWATCH À L'ANGIBOURGÈRE (La Tourlandry)
5 octobre 2025
En cette belle matinée d'automne, plus d'une vingtaine de personnes sont venues participer à l'animation proposée par le groupe LPO Mauges. Amateurs confirmés et néophytes ont échangé sur le thème de la migration des oiseaux sur ce site exceptionnel, accompagnés en permanence par le chant d'une Alouette lulu particulièrement en voix.
photo JM TricoireSi les passages d'oiseaux migrateurs ont été numériquement peu nombreux, pas mal d'espèces en revanche se sont manifestées: hirondelles rustiques, pinsons des arbres, pipits farlouses, linottes mélodieuses, chardonnerets élégants, mésanges bleues et charbonnières, bruants jaunes et zizis, pigeons colombins, ramiers et bisets, choucas et corneilles noires, élanions...
Les migrateurs plus tardifs comme les grosbecs, pinsons du Nord, tarin des aulnes, grives, merles à plastron, etc. sont attendus de pied ferme par les habitués, jumelles autour du cou et compteurs à la main.
Jean-Michel Tricoire




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