jeudi 3 janvier 2019

Pluviométrie 2018

Avec un total de 607mm, 2017 était une année sèche. 2018 bas des records de pluviométrie avec un total de 947mm (853mm à la station Météo France de Beaucouzé selon le Courrier de l'Ouest) ! Pourtant, l'année est très contrastée avec aout, septembre et octobre déficitaires par rapport à la moyenne.

Cette année, ce sont encore 5 bénévoles qui ont collectés les données, 4 à Cholet et 1 à Nuaillé. On constate quelques différences d'un mois à l'autre, surtout sur ceux très arrosés.

Sur les 10 dernières années, 2018 est clairement la plus arrosée suivie de 2014, 1/3 de plus que l'année précédente. Sur 10 ans, on passe de 558mm en 2010 à 947mm en 2018, soit près du double. La moyenne de référence 1951-1980 avec 742mm (article Wikipédia sur le climat en Maine-et-Loire) est très légèrement supérieure à celle de 2009-2018 avec 721mm.


Sur les mêmes périodes temporelles en moyennes mensuelles cette fois, on constate toujours un déficit marqué les mois d'aout, septembre et octobre et un accroissement net en décembre et janvier.


samedi 1 décembre 2018

Chacun apporte ses photos ...


Seize personnes se sont déplacées pour cette ultime réunion de l’année. Quelques infos pour commencer sans oublier les affaires courantes, notamment se compter en vue du prochain recensement laridés.
On rentre ensuite dans le vif du sujet : des photos apportées par les uns et les autres. Avec les photos d’insectes proposées par Didier, tout le monde profite de l’expertise de Yann, notre maître en entomologie.
Benjamin nous fait découvrir quant à lui les résultats des pièges photos installés sous deux passages d’autoroute, à proximité de Cholet. Défilent comme à la parade un lérot remuant et acrobate, une fouine évidemment curieuse, quelques ragondins voyageurs, un renard surpris, un lièvre et j’en passe. Les automobilistes pressés, grands dévoreurs d’asphalte, soupçonnent-ils un seul instant qu’ils frôlent une telle diversité de mammifères sauvages ?
Souvenirs, souvenirs ! C’était en mai, sept mois déjà ! Quelques uns parmi nous exploraient les richesses naturelles du nord de l’Espagne. Catherine, Jean-Do, Lucas, Katia nous en proposent tour à tour les images. Ici un Aigle botté, là un Vautour fauve ou encore un Traquet oreillard. Paysages et espèces défilent, prétexte à refaire le voyage. Les quelques photos d’orchidées ramenées du séjour n’ont pas échappé à l’œil exercé d’Eric, notre spécialiste. Il a tôt fait de pointer le détail, forcément subtil, permettant de mettre un nom sur l’espèce ou la sous-espèce.
Une soirée comme on les aime où l’on met en commun nos passions naturalistes.

Jean-Michel LOGEAIS

dimanche 14 octobre 2018

Rendez-vous automnal avec les migrateurs

La météo s’annonçait mal, risquant de compromettre cette sortie consacrée à la migration. Finalement il n’en est rien et nous nous retrouvons à huit ce dimanche matin sur la modeste « Crête du Bois des hauts », prêts à en découdre avec les oiseaux de passage.
Le vent souffle depuis le sud-est, tiède mais bien soutenu. Il n’empêche pas néanmoins les oiseaux de passer, même s’il chahute l’ordonnancement de leur vol groupé et les contraint parfois à raser le sol pour faciliter leur avancée. Leur flux est plutôt régulier bien qu’assez peu fourni. Bergeronnettes grises, Alouettes des champs, Pipits farlouses, Pinsons des arbres et Linottes mélodieuses constituent l’essentiel du contingent des migrateurs de la matinée. Cet exode automnal d’oiseaux « classiques » réserve parfois quelques surprises, comme ce Faucon émerillon qui vient nous survoler trop brièvement.
La matinée est aussi l’occasion d’observer des espèces en pause entre deux étapes de leur voyage comme ces deux Traquets motteux perchés sur des piquets. En revanche, autour des haies et des buissons, habituellement bien fréquentés à cette époque par le cortège des migrateurs « rampants » (rouges-gorges, pouillots, roitelets…) rien à se mettre dans les jumelles. Probablement à cause du vent contraignant les oiseaux à rester à l’abri de la végétation. Reste le plaisir d’admirer l’avifaune locale : Alouette lulu, Bruant zizi, Faucon crécerelle… espèces ici bien représentées.
Le spectacle des oiseaux migrateurs est toujours source d’émotions. A pouvoir surprendre, ne serait-ce que quelques instants, une toute petite part de cette gigantesque transhumance automnale qui traverse l’Europe, c’est un peu comme si nous avions l’impression de faire partie du voyage. Il suffit parfois de bien peu, lever la tête, scruter le ciel matinal, pour apercevoir une part de l’incomparable spectacle des oiseaux migrateurs.

Jean-Michel LOGEAIS

lundi 17 septembre 2018

Pique-nique de rentrée

Ce samedi 15 septembre, rendez-vous a été fixé au lac du Verdon. Neuf personnes ont répondu à l’appel. D’abord, une sortie matinale apéritive avec au programme les limicoles. De ce côté les choses se révèlent plutôt tranquilles : une Avocette élégante, des Vanneaux huppés, des Chevaliers guignettes et culblanc, pas mieux. Les limicoles ne sont en réalité qu’un prétexte, celui de se retrouver et d’échanger, mais aussi de flâner entre le barrage et le marigot de la Pluchère. Une belle surprise toutefois avec, à quelques mètres de nous, ces quatre Cisticoles des joncs un temps en suspens en l’air au dessus de leur carré d’herbes favorites. Une famille probablement. Nous nous régalons. Dans le ciel, quelques hirondelles pressées. Sur l’eau, quelques Sarcelles d’hiver et autres Canards souchets. Sur la rive, les habituels Grands cormorans, les désormais incontournables Hérons gardeboeufs et quelques laridés. Côté marigot, une escouade de Grèbes castagneux, quelques sarcelles, des gallinules et, vers le fond, un pauvre sanglier tout amoché qui avance en boitant sur la vase.

Grand Cormoran Phalacrocorax carbo -, Héron cendré Ardea cinerea -,
Foulques macroules Fulica atra -, Canards colverts Anas platyrhynchos -
et Mouettes rieuses - Chroicocephalus ridibundus -
au bord du lac - Barrage du Verdon / La Tessoualle

A midi, retour à l’observatoire. On tire les bancs dehors à la limite du soleil et de l’ombre d’un vieux chêne et les victuailles des sacs. On n’oublie pas non plus de se nourrir de bavardages, d’idées, de projets ; mine de rien, dans cette belle lumière d’un été qui s’attarde on se prépare déjà à l’année prochaine.

Pique-nique à l'observatoire - Lac du Verdon / La Tessoualle


J.M. Logeais

dimanche 22 juillet 2018

Entomologie : travaux pratiques

Après l’initiation par images – c’était à la mi-juin, à l’occasion d’une réunion - voici venu le temps des travaux pratiques. Par une chaude après-midi de juillet, nous nous retrouvons à quatre au bord de l’étang de la Thévinière (Gesté) pour apprendre, sur le terrain, à reconnaître quelques insectes. Yann, notre professeur du moment, sort son équipement : parapluie japonais, filet de capture, boite à insectes…

La végétation riveraine est le territoire des libellules, posées, en vol, en train de pondre : Calopteryx éclatant, Orthretum réticulé, Agrion porte-coupe, Agrion élégant, Libellule écarlate, Onychogomphe à pinces, Leste vert… la liste s’allonge au gré des captures et des observations.

Onychogomphe à pinces - Onychogomphus forcipatus - Étang de la Thévinière / Gesté
(Photo : Didier Ferrand)

Il suffit de laisser traîner le filet dans les herbes pour entrevoir un autre monde, celui des Orthoptères : des sauterelles (Leptophyes punctatissima, Conocephalus dorsalis ou conicus ?, Meconema meridionale) et des criquets (Corthippus albomarginatus).

Méconème fragile - Meconema meridionale - Étang de la Thévinière / Gesté
(Photo : Didier Ferrand)

Même chose avec le parapluie japonais. Il suffit de secouer des feuillages pour que se retrouvent, sur la toile blanche, une légion d’insectes : Charançons (Cassida sp.), Tachinaires, Punaises (Dolycoris baccatum, Heterotoma meriopterum), Staphylins…


- Paederus riparius (Staphylin) - Étang de la Thévinière / Gesté
(Photo : Didier Ferrand)

Tant de noms, de formes, de couleurs, de détails significatifs commencent à tourner la tête des débutants que nous sommes. L’entomologie ne serait-elle pas un puits sans fond ? Même Yann, maîtrisant pourtant bien son sujet, n’est pas loin de le penser.
Un grand merci à lui pour sa patience, ses connaissances, son envie de faire partager sa passion pour un univers, celui des insectes, qui, plus que tout autre, donne tout son sens à la notion de biodiversité.

Jean-Michel LOGEAIS

mercredi 20 juin 2018

14 juin 2018 Réunion : initiation à l’entomologie

10 personnes présentes pour ce « cours préparatoire » à une sortie à venir. Yann et Michel, reconvertis le temps d’une soirée en docteurs des insectes. Il s’agit de faire découvrir aux néophytes que nous sommes un peu de cette galaxie pleine de chiffres à donner le vertige et d’une ribambelle de noms poétiques et scientifiques à la fois : demoiselles, mantes, punaises, cicadelles, fourmillons, ascalaphes, azurés, zygènes et autres pompiles.
A coup de schémas et de photos – superbes pour certaines – on découvre tout ce qui reste à connaître, soit presque tout, de ce monde tellement riche des insectes.

Mouche scorpion ind. - Panorpa sp. - Étang de la Godinière / Cholet
(Photo : Didier Ferrand)

JML

lundi 11 juin 2018

Sortie à la héronnière du lac de Maine

Nous étions trois membres du groupe à nous rendre au lac de Maine samedi 09 juin. Arrivés à 10:00, nous avons rejoint le chemin de halage séparant la Maine du Lac. La héronnière est installée sur deux saulaies inondées visibles facilement depuis le chemin. Aigrettes garzettesBihoreaux grisSpatules blanchesHérons cendrés et garde-bœufs nichent ensembles, ainsi que Grands Cormorans, Foulques macroules et Grèbes huppés. L'activité est importante pendant cette période de l'année car les adultes nourrissent leurs jeunes. 

héronnière - Petite Saulaie (lac de Maine) / Angers

Nos explications sur les oiseaux ont pu satisfaire la curiosité de touristes allemands et autrichiens. Ce fut une agréable matinée dans un cadre dépaysant, pourtant si proche du centre-ville.

Spatule blanche - Platalea leucorodia - Grande Saulaie (lac de Maine) / Angers

LR