dimanche 19 juin 2022

Visite chez un paysan de nature aux Basses Gobinières à Yzernay

La chaleur était au rendez-vous en ce samedi matin de visite de l’exploitation de Laurent Coulonnier. Ce paysan de nature, éleveur de moutons solognots et de Belle-Île, a accueilli, avec un plaisir non dissimulé, les sept membres du groupe Mauges bien décidés à profiter de la beauté du site malgré la canicule.

 

Laurent et Jean-Michel devant le troupeau de moutons solognots et de Belle-Île.
Les Basses Gobinières / Yzernay
(Photo : Jean-Michel Tricoire)

Entre 8 h et 12 h, nous avons pu arpenter une partie des quarante hectares exploités par Laurent en privilégiant les ombrages le long des cours d’eau. Les ruisseaux de l’étang de Croix et de l’Ouère nous ont offert de magnifiques paysages marqués par la présence de tilleuls à petites feuilles, de frênes, de noisetiers, de chênes ou de saules. La fauvette à tête noire s’est montrée la plus vaillante en cette mi-juin écrasée de chaleur mais nous avons aussi entendu la bouscarle de Cetti, le rossignol philomène, la tourterelle des bois ou le loriot d’Europe.

Les insectes étaient également au rendez-vous : abeilles, frelons, syrphes, mouches mais aussi les odonates et les lépidoptères très présents en cette saison.

Noctua janthe / janthina - Les Basses Gobinières / Yzernay
(Photo : Jean-Michel Tricoire)

Dans ce parcours entre talwegs boisés et sommets de coteaux aux affleurements rocheux, un seul rapace a été observé : une buse variable. Mais la richesse du site est réelle. Des investigations poussées à différentes périodes de l’année et du jour permettraient de répertorier de nombreuses espèces animales et végétales.

Et c’est donc autour d’un verre et sur la promesse de prochaines sorties que nous nous sommes quittés, en constatant avec bonheur que la relève était assurée. L’un des fils de Laurent va reprendre l’activité en confirmant l’engagement auprès du réseau Paysan de Nature.

Jean-Michel Tricoire

lundi 23 mai 2022

Sortie rapaces à La Plaine

   Au sud des Mauges, à l’ouest du village de La Plaine, la campagne prend doucement du gîte jusqu’à une modeste crête. Depuis ce long balcon sinuant entre les cultures, on surplombe la masse sombre et moutonnante de la forêt de Vezins dans sa partie méridionale. Un endroit idéal pour suivre les rapaces s’envolant depuis le massif. C’est là qu’au cours de cette matinée du 21 mai nous nous retrouvons à six pour profiter de ce point de vue.

 
Bruant proyer - Emberiza calandra -
(Photo : Katia Baudouin)

   La première heure est tranquille côté rapaces : un mâle de Busard Saint-Martin patrouillant au dessus des cultures, la belle surprise d’un Élanion blanc remontant vers le nord. Autour de nous, l’appel d’un Bruant proyer perché sur une ligne électrique, le grisollement de quelques Alouettes des champs, la flûte puissante d’une Fauvette à tête noire, le refrain bref et râpeux d’une Fauvette grisette, le bavardage pressé d’un Hypolaïs polyglotte et, au loin, le chant d’un coucou. Ambiance printanière.

 

Élanion blanc - Elanus caeruleus - Forêt de Vezins
(Photo : Catherine Lechevallier)

L’air se réchauffe, les rapaces prennent leur envol.

   Peu après dix heures, la chaleur aidant, des oiseaux commencent à cercler au dessus du vert sombre des arbres : vol un peu lourd d’une première Buse variable. Mouvements souples et élégants d’un couple de Bondrées apivores, une espèce bien présente dans le secteur avec au moins deux, voire trois couples repérés. On ne se lasse pas de contempler « l’applaudissement » tenant lieu de parade d’une des bondrées aperçues dans la matinée.

   Dix heures trente. Loin vers l’ouest, une silhouette imposante au ventre clair commence à spiraler sans un coup d’aile puis replonge vers la masse des arbres. Un Circaète Jean-le-blanc. Observation un peu frustrante. Trois quarts d’heure après, plus au nord, à nouveau un circaète – le même individu ? – qui, avec force battements et virages serrés, tente d’échappée aux humeurs belliqueuses d’un Busard Saint-Martin particulièrement sourcilleux sur l’intégrité de son territoire. La différence de taille entre l’agressé et l’agresseur saute aux yeux.

 

Buse variable - Buteo buteo - et Corneille noire - Corvus corone
Étang des Noues

(Photo : Katia Baudouin)

   Jumelles et longues-vues fouillent fébrilement le ciel vers la forêt qui, vue de notre belvédère, devient la scène d’un spectacle aérien où se succèdent, aléatoires, différents numéros. Ici, le battement puissant d’un mâle d’Autour des palombes rejoignant trop vite hélas le couvert. Là, un couple d’éperviers tournoyant à faible altitude au dessus de son fief. Là-bas, un couple de Busards Saint-Martin, trop éloigné cependant pour que l’on puisse certifier d’un passage de proie. Vers la droite, une bondrée et trois buses tournant dans la même ascendance. Les deux espèces assureront les intermèdes jusqu’au bout de la matinée.

Des rapaces en nombre.

   Nous étions venus là pour voir des rapaces. Ceux-ci sont bien au rendez-vous. Sept espèces au total, sans compter ce point d’interrogation : un oiseau d’envergure moyenne à queue longue sur lequel nous avons « sécher » sans pouvoir conclure (un Aigle botté en phase sombre ?). En revanche, pas le moindre Milan noir, ni Faucon crécerelle, ni hobereau.

   Il est un peu plus de midi. La chaleur fait blanchir le ciel et grésiller les lointains, rendant difficile le repérage et le suivi des oiseaux. C’est l’heure de quitter notre belvédère. La nature, une fois encore, n’aura pas lésiné sur la qualité du spectacle.

Jean-Michel LOGEAIS

jeudi 19 mai 2022

Sortie à Grand Lieu (44) le samedi 7 mai 2022

 Nous étions 3 personnes a se lever tôt pour aller admirer les oiseaux du Lac de Grand Lieu en Loire-Atlantique. Après 1h de route, où nous en profitons pour parler nature, nous arrivons sur le site connu du "Port" à Saint-Lumine-de-Coutais. Le temps est mitigé en début de matinée, mais le soleil arrivera bien vite pour nous réchauffer et nous donner des couleurs. 

Le site du "Port" permet l'observation des espèces emblématiques du lac comme les Ibis, Spatules et Cigognes, Hérons et Aigrettes, qui s'alimentent dans les 2 prairies humides de chaque côté du canal. Les rapaces ne sont pas en reste avec l'observation régulière des Milans noirs et Busards des roseaux, sans oublier la Buse variable et le passage d'un Balbuzard pêcheur. La Bergeronnette printanière est là aussi, venant à côté de nous pour prendre des herbes et faire son nid. Nous aurons un individu mâle devant nous avec la tête bien noire mais nous n'aurons pas le temps de déterminer la sous-espèce. Avant de partir pour changer de lieu, une Guifette moustac fera son spectacle juste au dessus de nous, comme pour nous saluer de notre venue.

Le 2ème site est situé un peu plus à l'Ouest, et nous permet d'observer et d'entendre les passereaux chanteurs des roselières. La Rousserole effarvatte, le Bruant des roseaux ou la Phragmite des joncs, mais aussi la Bouscarle de Cetti et la Cisticole des joncs font notre bonheur auditif mais aussi visuel. Ceci dit, pas facile à voir ces petits passereaux dans les roseaux, sauf quand ils montent sur les tiges pour chanter.

Nous ferons ensuite une 3ème halte un peu plus au Nord, toujours sur le bord des prairies humides qui entourent le lac au Sud-Ouest, pour pique-niquer au soleil, et faire un dernier temps d'observation. Nous aurons la chance, entre autres, avec les herbes pas encore complètement hautes, de voir 2 courlis cendrés.

Nous aurons la chance d'observer pendant cette "presque" journée plus de 50 espèces d'oiseaux. Si vous souhaitez faire une excursion sur ces lieux magiques de l'ornithologie de notre région, je ne peux vous conseiller que d'y aller fin avril, mi mai. Ensuite, les herbes hautes empêchent toutes observations des oiseaux posés dans les prairies.

Photos de Catherine Lechevallier et Eric Van Kalmthout. 





lundi 7 février 2022

Comptage 2022 des chauves-souris à Cuon

Les traditionnels week-end de comptage des chauves-souris en hivernage viennent de se terminer. Dans le Baugeois les 5 et 6 février nous étions 4 personnes ce dimanche pour compter un complexe de cavités Natura 2000 à Cuon.
Entre 2004 et 2009, nous étions sur un plateau de 500 individus au total. Puis, le total fluctue de 900 à moins de 400 avec une baisse inquiétante sur les 2 dernières années. Cette année, nous retrouvons les valeurs du plateau à 500 individus. C'est le chiffre des Murin à oreilles échancrées, 435 cette année, qui influx majoritairement sur ce total. Les Grand Rhinolophe restent à un niveau du début des années 2000 avec 60 cette année à comparer au pic de 241 en 2007. Les Petits Rhinolophe après une baisse significative depuis 2 ans retrouvent un niveau correct.
Il est toujours difficile d'expliquer ces fluctuations. Il faut examiner la situation globalement pour l'ensemble des sites comptés même s'il reste de nombreux sites non prospectés sur le secteur ou des reports sont toujours possible.


Espèces202020212022
Grand Rhinolophe735660
Petit Rhinolophe151340
Grand Murin11
109
Sérotine255
Barbastelle4
 
Oreillard SP1


Murin de Daubenton6
1617
Murin à moustaches271128
Murin à oreilles échancrées356
260435
Murin de Beshtein1
3
Murin de Natterer


Pipistrelle SP46

Chauve-souris SP554
Total505385598

Les courbes ci-dessous montrent les évolutions sur plus 30 ans de comptage. Les 1er comptages n'étaient pas forcément exhaustifs, nous avons depuis beaucoup progressé dans la connaissance de la topographie de l'ensemble des cavités du site.
Cliquez sur les images des courbes pour les visualisez à plus grande échelle.

Évolution du total et des 2 espèces principales





Évolution des 4 espèces moyennement représentées




Évolution des 5 taxons en petit nombre



   

lundi 10 janvier 2022

Pluviométrie 2021

 

2021 est encore une année contrastée en matière de pluviométrie. Avec 800mm elle est un peu au-dessus des moyennes (742mm pour la moyenne de 1951-1980 -article Wikipédia sur le climat en Maine-et-Loire- et 750mm pour notre moyenne 2009-2021). Janvier, mai, juin et décembre ont été très arrosés avec un maximum de 132mm en janvier et des records de pluies le 28 juin. Au contraire de mars, avril, aout, septembre et novembre très secs avec un minimum de 22mm en avril.


 


Encore merci aux 5 bénévoles qui ont collectés les données, 4 à Cholet et 1 à Nuaillé. Avec quelques différences d'un site à l'autre et d'un mois à l'autre, notre moyenne de 800mm (minimum de 742mm et maximum de 864mm) est nettement plus élevée que les 659mm relevée par Météo France à Cholet (Courrier de l'Ouest du 05/01) qui qualifie cette année 2021 d'assez sèche.


Selon nos chiffres, sur les 13 dernières années, 2018, 2019, 2020 et 2021 sont clairement au-dessus de la moyenne. Sur cette période, seules les années 2012 et 2014 dépassent aussi la moyenne.


Sur les mêmes périodes temporelles en moyennes mensuelles cette fois, on constate toujours un déficit marqué les mois d'aout, septembre et, dans une moindre mesure, octobre. Décembre et janvier montrent un accroissement bien marqué ainsi que novembre mais de façon moins marqué.