mardi 25 juin 2019

Presque tout sur les libellules

Libellule, un mot aussi élégant qu’évocateur. A l’entendre, on a l’impression d’en voir voler une. Oui, mais laquelle ? Derrière la légèreté et l’apparente clarté du vocable se cache en réalité un maquis serré de familles, de genres et d’espèces. Une centaine pour la France, pas moins de soixante et une pour le seul département de Maine-et-Loire. Caloptéryx vierge, Leste barbare, Brunette hivernale, Ischnure élégante, Naïade aux yeux bleus, Aeschne isocèle, Gomphe gentil… et j’en passe. Quelques unes ont heureusement la simplicité de s’appeler simplement Libellule, à quatre taches notamment.
Comment ne pas se perdre dans ce labyrinthe de noms, ce foisonnement de couleurs, de formes et autres détails plus ou moins subtils ?

Heureusement qu’à Cholet nous pouvons compter sur les services du professeur Charrier, guide es libellules trois étoiles. En deux temps, celui d’une soirée et celui d’une sortie, il nous conduit pas à pas dans le monde des Odonates et nous livre les clés d’un univers encore flou pour la plupart des participants.

Vendredi 7 juin, apprentissage par photos interposées des soixante et une espèces angevines. Notre professeur nous guide patiemment dans le dédale des détails à regarder et des différences à ne pas manquer : écartement des yeux, couleur et forme du ptérostigma, et la forme de la tache sur tel ou tel segment et les pattes et le thorax… En bref, tout ce qu’il faut savoir pour ne pas avoir l’air trop emprunté une fois sur le terrain.


Samedi 15 juin, nous nous retrouvons à sept pour une séance de travaux pratiques. A Maulévrier, à l’extrémité sud-est du Verdon. La météo est au vent et à la fraîcheur. Deux filets, manipulés de main de maître – Ah, ce coup de poignet final ! – cueillent dans les herbes du chemin, Pennipatte bleuâtre, Ischnure élégant, Leste vert, Gomphe gentil… quatorze espèces au total dont une majorité de zygoptères. De quoi en prendre plein les yeux et d’en savoir un peu plus.

Pennipatte bleuâtre  (Platycnemis pennipes) - Queue du Lac du Verdon / Maulévrier
(Photo : Sylvie Foucault)

On parle beaucoup aujourd’hui de biodiversité. Un mot qu’élus et médias répètent souvent à satiété mais qui reste bien abstrait pour qui n’en a jamais fait l’expérience sensible. Or, ce genre de sortie est souvent la meilleure façon de donner tout son sens à ce mot. Pas nécessaire d’aller bien loin. Un chemin de campagne, un bord d’étang, un jardin et cette envie de s’arrêter et d’admirer le foisonnement du vivant y suffisent.

Découverte des Odonates - Queue du Lac du Verdon / Maulévrier

Jean-Michel Logeais

dimanche 12 mai 2019

Sortie Oléron le 1 er mai

Le groupe LPO Mauges organisait pour ses membres une sortie orchidée sur l'île d'Oléron le mercredi 01 mai 2019.
Le départ était donné à 7h sur le parking de Géant car il y avait un peu de route (environ 2h30).
Cathy, Patrice et moi même étions de la partie, sans Lucas malheureusement pour une erreur d'horaires. Arrivés sur l'île, nous passons prendre Catherine et Richard déjà sur place, ainsi qu'un ami à moi connaissant très bien l'île.

Nous parcourrons 2 sites, distant de 500 mètres, connus pour leurs diversités et richesses en orchidée.
Nous y verrons beaucoup d'Ophrys dont le plus commun : l'Ophrys de la passion (Ophrys passionis)


Nous aurons la chance de voir 2 pieds de cet ophrys avec le périanthe blanc (ensemble des pièces florales sans le labelle)






Nous trouverons aussi un autre Ophrys très commun sur l'île : l'Ophrys sillonné (Ophrys sulcata).
Cet Ophrys est différent de passionis car c'est un pseudophrys. Il présente un sillon se terminant en V sous le sépale dorsal et ne possède pas les pseudoyeux comme les autres ophrys.


Oléron, c'est aussi le fief de l'Ophrys bécasse (Ophrys scolopax). En plus de quelques dizaines de pied en début de floraison, nous aurons le plaisir de voir des scolopax avec le périanthe vert ou lie de vin.......de pures merveilles


Avec les populations importantes de ces différents ophrys sur le même site, les pollinisateurs s’emmêlent un peu les pinceaux et nous trouvons des hybrides, plus beaux les uns que les autres :

Hybride Ophrys passionis x sulcata - hybride rare en France



Hybride Ophrys passionis x scolopax

Les autres orchidées ne sont pas en reste et les tapis de l'Orchis à fleurs lâches (Anacamptis laxiflora en bas à droite) nous rappellent que nous sommes sur un terrain détrempé. Nous observerons aussi l'Orchis bouffon (Anacamptis morio), l'Orchis homme pendu (Acera antropophora en haut à droite) et l'Orchis pyramidale (Anacamptis pyramidalis en bas à gauche) sans oublier l'omniprésente Sérapia langue (Sérapia lingua en haut à gauche).


Dans la multitude de pieds de Sérapia, nous trouvons 2 lusus (malformation florale)....des petites monstres en somme

Et comme pour les Ophrys, le nombre impressionnant d'Orchis ou Anacamptis nous permet de trouver quelques hybrides :

Hybride Anacamptis laxiflora x morio

Et surtout le rare hybride Seracamptis, hybride entre 2 genres : Serapia (lingua) et Anacamptis (laxiflora).....une beauté

Une très belle journée, en bonne compagnie.


Sur le retour, nous faisons une pause au Marais du Canal de la Seudre où nous observerons les cigognes blanches sur leur nid (pylone haute tension), busards des roseaux, hérons cendrés et pourprés, spatules blanches, aigrettes garzettes et grandes aigrettes, tadornes de belon, milans noirs, etc......
Une très belle fin de journée avant les 2h de route pour rentrer sur Cholet.
Eric VK.


vendredi 3 mai 2019

Distinction pour un membre du groupe LPO Mauges

Samedi 27 avril, se tenait à Rablay-sur-Layon l’assemblée générale de la LPO Anjou. L’occasion, comme il est de coutume depuis quelques années, de récompenser un bénévole de l’association. C’est Jean-Michel Tricoire qui, cette fois, s’est vu remettre le prix du bénévolat pour l’année 2018. Un prix amplement mérité au vu de son engagement et de ses initiatives au service de la cause environnementale : refuge LPO du lycée Renaudeau, lutte contre la pollution nocturne à Cholet, participation de la LPO à la marche du climat…

Remise du prix du Bénévole de l'année
par Jean-Pierre Moron, président de la LPO Anjou
en présence de Jean-Michel Logeais, bénévole du groupe
(Photo : Daniel Béguin)

Après avoir reçu sa distinction, Jean-Michel a commenté pour l’assemblée un bref montage sur ce qui a été fait dans son lycée en matière de refuge.
Nous nous réjouissons fort de ce prix. Un encouragement qui ne peut que le conforter dans ses actions et ses convictions.

Présentation du refuge LPO du lycée Renaudeau par Jean-Michel T.
Assemblée générale de la LPO 49 / Rablay-sur-Layon

(Photo : Daniel Béguin)

J.M. Logeais

dimanche 31 mars 2019

Chants d’oiseaux dans un jardin japonais

Rassurez-vous, pas besoin de se rendre à Kyoto pour cette sortie annuelle consacrée aux chants d’oiseaux. Maulévrier et son Parc oriental font plus simplement l’affaire. Là, au creux de la vallée de la Moine, se niche un jardin promenade d’inspiration japonaise – époque Edo – avec son cortège coloré de cerisiers en fleurs, d’azalées, de camélias et d’érables, sans oublier arbres et arbustes taillés à la mode orientale. Le tout est installé autour de la petite rivière coupée ici et là de cascades et s’élargissant un moment en étang. Sur les coteaux, feuillus et résineux, souvent locaux, forment des taillis, voire çà et là de modestes futaies. En bref, un lieu offrant, sur une surface assez restreinte, une mosaïque de paysages et de milieux, de quoi voir et entendre une belle diversité d’espèces.

La difficulté, pour les vingt-six personnes venues s’initier ce samedi matin aux vocalises des oiseaux, c’est de parvenir à isoler, dans le magma sonore des chants et des cris mêlés, ceux qui portent la signature de telle ou telle espèce. Un peu comme si l’on demandait à quelqu’un de peu habitué, de reconnaître dans un concert symphonique la partie jouée par l’un ou l’autre des instruments.

Animation chants d'oiseaux - Parc Oriental / Maulévrier
(Photo : Frédérique Clair)

Ce matin-là, la chance est plutôt de notre côté. La météo est radieuse mais, paradoxalement, le nombre d’oiseaux chanteurs plutôt restreint. L’occasion pour les débutants de ne pas trop s’y perdre. Les phrases sonores et variées des Sittelles se détachent suffisamment, accompagnant le groupe d’un bout à l’autre du parc. Même chose pour la mélodie un peu embrouillée des Rougegorges, les saccades sèches des Mésanges charbonnières ou la ritournelle pressée et nerveuse des Troglodytes. Une vingtaine d’espèces en tout, vues et / ou entendues, dont, juste à la fin, ce Pic épeiche bien à découvert et nous gratifiant d’un bref tambourinage.

Animation chants d'oiseaux - Parc Oriental / Maulévrier
(Photo : Frédérique Clair)

Qu’ont retenu précisément de ces quelques chants d’oiseaux communs, celles et ceux venus-là pour essayer d’en apprendre un peu plus ? Bien difficile à dire. Peut-être ce genre de sortie a-t-il au moins le mérite d’entrouvrir la porte sur la richesse et la diversité du paysage sonore inhérent au monde des oiseaux.

Quelques exemples des chants entendus pendant la matinée, consultables grâce au site xeno-canto.org :
• Sittelle torchepot - Sitta europaea


• Rougegorge familier - Erithacus rubecula


• Troglodyte mignon - Troglodytes troglodytes


Jean-Michel LOGEAIS

mardi 12 mars 2019

Hiver 2019 : Bilan des permanences au lac du Verdon

Cet hiver, 310 visiteurs ont été sensibilisés à l'occasion des 8 permanences assurées par 13 bénévoles du groupe.

Observatoire du Verdon / La Tessoualle

Malgré une météo pas toujours favorable et en dépit du fait que l’hiver n’a pas fait descendre beaucoup d’oiseaux, le public a fréquenté l’observatoire avec beaucoup d’assiduité.
Au vu des chiffres ci-avant, nous pouvons estimer que ces permanences proposées tous les dimanches après-midi de janvier et de février ont atteint leur objectif : sensibiliser un public plutôt demandeur de ce genre d’animation, répondre à sa curiosité.
Ces permanences doivent aussi leur réussite à la mobilisation des nombreux adhérents qui acceptent de consacrer quelques heures de leur week-end à ces animations. Qu’ils en soient ici remerciés.
Peut-être serait-il intéressant de réfléchir, pour les années à venir, à la réalisation d’un petit dépliant que l’on pourrait distribuer aux visiteurs de l’observatoire. Une manière pour eux de conserver une trace de cette visite avec quelques informations importantes. Une idée à discuter lors des prochaines réunions.

 Jean-Michel LOGEAIS et Lucas ROGER

dimanche 3 mars 2019

TOUTLEMONDE aime les chouettes


Pour cette treizième édition de la Nuit de la chouette, le groupe LPO Mauges avait répondu présent en choisissant de s’installer, l’espace d’une soirée, à Toutlemonde. Effet probable d’une couverture médiatique généreuse les jours précédents, ce ne sont pas moins de 200 personnes que nous avons vu débarquer dès 20h dans la salle du foyer du foot, aimablement prêtée pour l’occasion par la commune.

Présentation des rapaces nocturnes / Toutlemonde
(Photo : Bernadette Delaunay)

Les nombreux adhérents présents se sont efforcés de faire face à cette affluence inattendue, tant pour répondre aux nombreuses questions, commenter le diaporama, montrer des pelotes de réjection que pour accompagner aux abords du stade des groupes souvent pléthoriques et tenter de capter les cris ou les chants de quelques rapaces nocturnes.
Si la Chevêche et l’Effraie se sont montrées bien trop discrètes, en revanche deux Chouettes hulottes particulièrement bavardes ont répondu sans réserve à la repasse. Sans doute la chose semble-t-elle banale pour les habitués mais, pour les nombreux néophytes présents à cette animation, le simple fait de pouvoir entendre au loin le hululement d’une chouette a quelque chose d’un peu magique.

Découverte des pelotes de réjection / Toutlemonde
(Photo : Bernadette Delaunay)

Souvent nous nous plaignons du peu d’intérêt voire de l’indifférence que trop de gens manifestent à l’égard de l’avifaune sauvage. Il semblerait que cette soirée à Toutlemonde témoigne du contraire. Un large public – toutes générations confondues – manifeste une véritable curiosité pour la faune sauvage. La LPO est dans son rôle quand elle met en œuvre les moyens de satisfaire cet intérêt et cette envie de découverte des oiseaux et plus largement des espèces sauvages.

Un grand merci aux adhérentes et aux adhérents dont la disponibilité et les compétences ont grandement contribué à la réussite de cette Nuit de la chouette.

Jean-Michel Logeais

La couverture médiatique de l'événement

• Synergences hebdo n°511 (27/02 au 05/03/2019)





























• Courrier de l'Ouest (01/03/2019)





































































• Ouest-France (02-03/03/2019)

















• Ouest-France (02-03/03/2019)


mercredi 27 février 2019

Un dimanche à Noirmoutier

24 février. Douze personnes pour cette sortie hivernale, bien que ce qualificatif paraisse inapproprié tant le soleil et la température de ce dimanche lorgnent carrément vers une météo printanière.
A l’image de ses consoeurs plus méridionales, Ré et Oléron, Noirmoutier ressemble à un grand radeau qui s’étire entre continent et océan. Ici, le château et le clocher de l’église font office de point culminant et il faut circuler sur les digues pour que le regard s’envole.
C’est précisément sur l’une d’elles, la jetée Jacobsen, que commence notre périple. En contrebas, côté nord-est, le regard plonge sur d’anciens marais salants reconvertis en réserve. Bernaches cravants, Tadornes de Belon, Sarcelles d’hiver et Canards souchets, Goélands cendrés (deux adultes), sans oublier Avocettes élégantes, Chevaliers gambettes, aboyeurs et culblancs ainsi que quelques centaines de Barges à queue noire y assurent ce matin le spectacle. Parmi ces dernières, nous repérons, prélude au futur plumage nuptial, la coloration déjà rousse de certains individus.

Goéland cendré - Larus canus -
Réserve Naturelle des marais de Müllembourg / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)
Chevalier gambette - Tringa totanus -
Réserve Naturelle des marais de Müllembourg / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)

Un demi-tour, côté sud-ouest, suffit pour apercevoir, mises à nu par la marée basse, une vasière lissée et mouillée comme du ciment frais. Des Mouettes mélanocéphales déjà encapuchonnées et des Sternes caugeks ébouriffées s’y reposent. Non loin, s’y affairent des groupes mobiles et nerveux de Grands gravelots, de Bécasseaux variables et de Chevaliers gambettes. A l’arrière, plus tranquilles, quelques Pluviers argentés semblent attendre. De petits groupes de Spatules nous font lever la tête vers le ciel et admirer l’élégance de leur silhouette et de leur vol.

Mouettes mélanocéphales - Ichthyaetus melanocephalus -,
Sternes caugeks - Thalasseus sandvicensis -
et Mouettes rieuses - Chroicocephalus ridibundus -
Jetée Jacobsen / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)
Spatules blanches - Platalea leucorodia - Jetée Jacobsen / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)

Pour la pause de midi, nous allons nous poser à l’Herbaudière contre les enrochements bordant le port. L’océan s’est déjà retiré assez loin contrariant l’observation en mer. Un adulte de Goéland marin se nourrissant sur la plage proche laisse admirer son impeccable livrée noire et blanche et la teinte délicate de ses pattes. Vers l’arrière, un Pipit maritime a déjà entamé son manège nuptial ; ascension chantée et descente en parachute, ailes et queue déployées. Non loin, un Rougequeue noir nerveux s’envole de temps à autre pour moucheronner.

Pique-nique - Pointe de l'Herbaudière / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)

Un peu plus tard, depuis la Pointe du Devin, nous apercevons une troupe de Bécasseaux sanderlings en train de se nourrir. A l’arrière, côté marais, un Martin-pêcheur se laisse surprendre en plein affût tandis qu’un peu plus loin une Buse variable patrouille et s’envolent quelques Vanneaux huppés.
Difficile à l’évidence de passer à côté de ce Pouillot de Hume, héros involontaire de l’actualité ornithologique noirmoutrine de ces dernières semaines. L’oiseau se cantonne dans un petit lotissement à la végétation un peu chiche. Sur les lieux, l’un de nous entend clairement plusieurs fois le cri de ce lointain Pouillot d’Asie centrale. Rien n’y fait cependant ; l’oiseau ne se montrera pas.

Dernière étape de notre sortie vendéenne, le polder de Sébastopol. Au-delà de la longue digue, l’océan est déjà bien loin, grande marée basse oblige ; les pêcheurs à pied, là-bas sur les vasières, sont devenus des silhouettes minuscules. En deçà, s’étirent de longs bassins bordés de végétation basse. S’y ébattent Grèbes castagneux, Foulques macroules, Tadornes et Avocettes. L’observation d’un Râle d’eau sera le clou de cette journée trop brève. Oublieux, l’espace de quelques minutes, de sa prudence légendaire, il vient se nourrir à découvert et laisse admirer à tous les observateurs la subtilité et l’élégance de ses couleurs : bleu gris de la face et de la poitrine, roussâtre ponctué de noir du dos et flancs finement barrés de noir et de blanc.

Râle d'eau - Rallus aquaticus - Etang du Vide / Barbâtre
(Photo : Catherine Lechevallier)

L’heure est venue de partir. Rejoignant nos véhicules nous assistons au rassemblement bruyant de centaines de Mouettes mélanocéphales posées sur les îlots qui, d’ici quelques mois, accueilleront leurs nichées. Nous emportons avec nous leur clameur, addition de centaines de cris pareils aux plaintes d’un bébé, cette impression étrange de côtoyer une pouponnière géante.

Merci à Christelle, Hugues, Cathy, Michelle, Didier, Bernadette, Patrice, Catherine, Vincent, Lucas et Jean-Michel T. pour la réussite et la belle humeur de ce dimanche à Noirmoutier où nous aurons malgré tout contacté soixante-huit espèces.

Jean-Michel Logeais