mardi 12 mars 2019

Hiver 2019 : Bilan des permanences au lac du Verdon

Cet hiver, 310 visiteurs ont été sensibilisés à l'occasion des 8 permanences assurées par 13 bénévoles du groupe.

Observatoire du Verdon / La Tessoualle

Malgré une météo pas toujours favorable et en dépit du fait que l’hiver n’a pas fait descendre beaucoup d’oiseaux, le public a fréquenté l’observatoire avec beaucoup d’assiduité.
Au vu des chiffres ci-avant, nous pouvons estimer que ces permanences proposées tous les dimanches après-midi de janvier et de février ont atteint leur objectif : sensibiliser un public plutôt demandeur de ce genre d’animation, répondre à sa curiosité.
Ces permanences doivent aussi leur réussite à la mobilisation des nombreux adhérents qui acceptent de consacrer quelques heures de leur week-end à ces animations. Qu’ils en soient ici remerciés.
Peut-être serait-il intéressant de réfléchir, pour les années à venir, à la réalisation d’un petit dépliant que l’on pourrait distribuer aux visiteurs de l’observatoire. Une manière pour eux de conserver une trace de cette visite avec quelques informations importantes. Une idée à discuter lors des prochaines réunions.

 Jean-Michel LOGEAIS et Lucas ROGER

dimanche 3 mars 2019

TOUTLEMONDE aime les chouettes


Pour cette treizième édition de la Nuit de la chouette, le groupe LPO Mauges avait répondu présent en choisissant de s’installer, l’espace d’une soirée, à Toutlemonde. Effet probable d’une couverture médiatique généreuse les jours précédents, ce ne sont pas moins de 200 personnes que nous avons vu débarquer dès 20h dans la salle du foyer du foot, aimablement prêtée pour l’occasion par la commune.

Présentation des rapaces nocturnes / Toutlemonde
(Photo : Bernadette Delaunay)

Les nombreux adhérents présents se sont efforcés de faire face à cette affluence inattendue, tant pour répondre aux nombreuses questions, commenter le diaporama, montrer des pelotes de réjection que pour accompagner aux abords du stade des groupes souvent pléthoriques et tenter de capter les cris ou les chants de quelques rapaces nocturnes.
Si la Chevêche et l’Effraie se sont montrées bien trop discrètes, en revanche deux Chouettes hulottes particulièrement bavardes ont répondu sans réserve à la repasse. Sans doute la chose semble-t-elle banale pour les habitués mais, pour les nombreux néophytes présents à cette animation, le simple fait de pouvoir entendre au loin le hululement d’une chouette a quelque chose d’un peu magique.

Découverte des pelotes de réjection / Toutlemonde
(Photo : Bernadette Delaunay)

Souvent nous nous plaignons du peu d’intérêt voire de l’indifférence que trop de gens manifestent à l’égard de l’avifaune sauvage. Il semblerait que cette soirée à Toutlemonde témoigne du contraire. Un large public – toutes générations confondues – manifeste une véritable curiosité pour la faune sauvage. La LPO est dans son rôle quand elle met en œuvre les moyens de satisfaire cet intérêt et cette envie de découverte des oiseaux et plus largement des espèces sauvages.

Un grand merci aux adhérentes et aux adhérents dont la disponibilité et les compétences ont grandement contribué à la réussite de cette Nuit de la chouette.

Jean-Michel Logeais

La couverture médiatique de l'événement

• Synergences hebdo n°511 (27/02 au 05/03/2019)





























• Courrier de l'Ouest (01/03/2019)





































































• Ouest-France (02-03/03/2019)

















• Ouest-France (02-03/03/2019)


mercredi 27 février 2019

Un dimanche à Noirmoutier

24 février. Douze personnes pour cette sortie hivernale, bien que ce qualificatif paraisse inapproprié tant le soleil et la température de ce dimanche lorgnent carrément vers une météo printanière.
A l’image de ses consoeurs plus méridionales, Ré et Oléron, Noirmoutier ressemble à un grand radeau qui s’étire entre continent et océan. Ici, le château et le clocher de l’église font office de point culminant et il faut circuler sur les digues pour que le regard s’envole.
C’est précisément sur l’une d’elles, la jetée Jacobsen, que commence notre périple. En contrebas, côté nord-est, le regard plonge sur d’anciens marais salants reconvertis en réserve. Bernaches cravants, Tadornes de Belon, Sarcelles d’hiver et Canards souchets, Goélands cendrés (deux adultes), sans oublier Avocettes élégantes, Chevaliers gambettes, aboyeurs et culblancs ainsi que quelques centaines de Barges à queue noire y assurent ce matin le spectacle. Parmi ces dernières, nous repérons, prélude au futur plumage nuptial, la coloration déjà rousse de certains individus.

Goéland cendré - Larus canus -
Réserve Naturelle des marais de Müllembourg / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)
Chevalier gambette - Tringa totanus -
Réserve Naturelle des marais de Müllembourg / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)

Un demi-tour, côté sud-ouest, suffit pour apercevoir, mises à nu par la marée basse, une vasière lissée et mouillée comme du ciment frais. Des Mouettes mélanocéphales déjà encapuchonnées et des Sternes caugeks ébouriffées s’y reposent. Non loin, s’y affairent des groupes mobiles et nerveux de Grands gravelots, de Bécasseaux variables et de Chevaliers gambettes. A l’arrière, plus tranquilles, quelques Pluviers argentés semblent attendre. De petits groupes de Spatules nous font lever la tête vers le ciel et admirer l’élégance de leur silhouette et de leur vol.

Mouettes mélanocéphales - Ichthyaetus melanocephalus -,
Sternes caugeks - Thalasseus sandvicensis -
et Mouettes rieuses - Chroicocephalus ridibundus -
Jetée Jacobsen / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)
Spatules blanches - Platalea leucorodia - Jetée Jacobsen / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)

Pour la pause de midi, nous allons nous poser à l’Herbaudière contre les enrochements bordant le port. L’océan s’est déjà retiré assez loin contrariant l’observation en mer. Un adulte de Goéland marin se nourrissant sur la plage proche laisse admirer son impeccable livrée noire et blanche et la teinte délicate de ses pattes. Vers l’arrière, un Pipit maritime a déjà entamé son manège nuptial ; ascension chantée et descente en parachute, ailes et queue déployées. Non loin, un Rougequeue noir nerveux s’envole de temps à autre pour moucheronner.

Pique-nique - Pointe de l'Herbaudière / Noirmoutier-en-l'Île
(Photo : Catherine Lechevallier)

Un peu plus tard, depuis la Pointe du Devin, nous apercevons une troupe de Bécasseaux sanderlings en train de se nourrir. A l’arrière, côté marais, un Martin-pêcheur se laisse surprendre en plein affût tandis qu’un peu plus loin une Buse variable patrouille et s’envolent quelques Vanneaux huppés.
Difficile à l’évidence de passer à côté de ce Pouillot de Hume, héros involontaire de l’actualité ornithologique noirmoutrine de ces dernières semaines. L’oiseau se cantonne dans un petit lotissement à la végétation un peu chiche. Sur les lieux, l’un de nous entend clairement plusieurs fois le cri de ce lointain Pouillot d’Asie centrale. Rien n’y fait cependant ; l’oiseau ne se montrera pas.

Dernière étape de notre sortie vendéenne, le polder de Sébastopol. Au-delà de la longue digue, l’océan est déjà bien loin, grande marée basse oblige ; les pêcheurs à pied, là-bas sur les vasières, sont devenus des silhouettes minuscules. En deçà, s’étirent de longs bassins bordés de végétation basse. S’y ébattent Grèbes castagneux, Foulques macroules, Tadornes et Avocettes. L’observation d’un Râle d’eau sera le clou de cette journée trop brève. Oublieux, l’espace de quelques minutes, de sa prudence légendaire, il vient se nourrir à découvert et laisse admirer à tous les observateurs la subtilité et l’élégance de ses couleurs : bleu gris de la face et de la poitrine, roussâtre ponctué de noir du dos et flancs finement barrés de noir et de blanc.

Râle d'eau - Rallus aquaticus - Etang du Vide / Barbâtre
(Photo : Catherine Lechevallier)

L’heure est venue de partir. Rejoignant nos véhicules nous assistons au rassemblement bruyant de centaines de Mouettes mélanocéphales posées sur les îlots qui, d’ici quelques mois, accueilleront leurs nichées. Nous emportons avec nous leur clameur, addition de centaines de cris pareils aux plaintes d’un bébé, cette impression étrange de côtoyer une pouponnière géante.

Merci à Christelle, Hugues, Cathy, Michelle, Didier, Bernadette, Patrice, Catherine, Vincent, Lucas et Jean-Michel T. pour la réussite et la belle humeur de ce dimanche à Noirmoutier où nous aurons malgré tout contacté soixante-huit espèces.

Jean-Michel Logeais

dimanche 3 février 2019

Comptage 2019 des chauves-souris à Cuon

Comme chaque année à la même époque, deux week-end étaient consacrés au comptage des chauves-souris en hivernage dans différentes cavités du département. Après le sud Loire le week-end précédent, c'était au tour du Baugeois et plus particulièrement pour notre groupe de 5 personnes un complexe de cavités Natura 2000 à Cuon.
L'année dernière, les chiffres étaient en baisse et l'une des hypothèses était un report sur d'autres cavités inconnues. Les chiffres de cette année semblent le confirmer puisque nous retrouvons des effectifs quasi normaux.



Espèces201720182019
Grand Rhinolophe654498
Petit Rhinolophe584553
Grand Murin1575
Sérotine331
Barbastelle123
Oreillard SP1
Murin de Daubenton359
Murin à moustaches233121
Murin à oreilles échancrées598463602
Murin de Beshtein11
Murin de Natterer45
Pipistrelle SP63
Chauve-souris SP661
Total784609799

Les photos des chauves-souris ne sont pas sensationnelles, elles sont effectuées "en passant et rapidement" pour ne pas les déranger.

Basbastelle dans sa robe noire anthracite

 Murin à moustaches totalement découvert

Un témoignage des ouvriers

Évolution du total et des 2 espèces principales

Évolution des 4 espèces moyennement représentées

Évolution des 5 taxons en petit nombre
   

mercredi 23 janvier 2019

Reportage FR3 sur les permanences Verdon

Ce dimanche 20 janvier 2019, FR3 Pays de la Loire est venu réaliser un reportage sur les permanences à l'observatoire du Verdon. Découvrez le sur la vidéo ci-dessous.


jeudi 3 janvier 2019

Pluviométrie 2018

Avec un total de 607mm, 2017 était une année sèche. 2018 bas des records de pluviométrie avec un total de 947mm (853mm à la station Météo France de Beaucouzé selon le Courrier de l'Ouest) ! Pourtant, l'année est très contrastée avec aout, septembre et octobre déficitaires par rapport à la moyenne.

Cette année, ce sont encore 5 bénévoles qui ont collectés les données, 4 à Cholet et 1 à Nuaillé. On constate quelques différences d'un mois à l'autre, surtout sur ceux très arrosés.

Sur les 10 dernières années, 2018 est clairement la plus arrosée suivie de 2014, 1/3 de plus que l'année précédente. Sur 10 ans, on passe de 558mm en 2010 à 947mm en 2018, soit près du double. La moyenne de référence 1951-1980 avec 742mm (article Wikipédia sur le climat en Maine-et-Loire) est très légèrement supérieure à celle de 2009-2018 avec 721mm.


Sur les mêmes périodes temporelles en moyennes mensuelles cette fois, on constate toujours un déficit marqué les mois d'aout, septembre et octobre et un accroissement net en décembre et janvier.


samedi 1 décembre 2018

Chacun apporte ses photos ...


Seize personnes se sont déplacées pour cette ultime réunion de l’année. Quelques infos pour commencer sans oublier les affaires courantes, notamment se compter en vue du prochain recensement laridés.
On rentre ensuite dans le vif du sujet : des photos apportées par les uns et les autres. Avec les photos d’insectes proposées par Didier, tout le monde profite de l’expertise de Yann, notre maître en entomologie.
Benjamin nous fait découvrir quant à lui les résultats des pièges photos installés sous deux passages d’autoroute, à proximité de Cholet. Défilent comme à la parade un lérot remuant et acrobate, une fouine évidemment curieuse, quelques ragondins voyageurs, un renard surpris, un lièvre et j’en passe. Les automobilistes pressés, grands dévoreurs d’asphalte, soupçonnent-ils un seul instant qu’ils frôlent une telle diversité de mammifères sauvages ?
Souvenirs, souvenirs ! C’était en mai, sept mois déjà ! Quelques uns parmi nous exploraient les richesses naturelles du nord de l’Espagne. Catherine, Jean-Do, Lucas, Katia nous en proposent tour à tour les images. Ici un Aigle botté, là un Vautour fauve ou encore un Traquet oreillard. Paysages et espèces défilent, prétexte à refaire le voyage. Les quelques photos d’orchidées ramenées du séjour n’ont pas échappé à l’œil exercé d’Eric, notre spécialiste. Il a tôt fait de pointer le détail, forcément subtil, permettant de mettre un nom sur l’espèce ou la sous-espèce.
Une soirée comme on les aime où l’on met en commun nos passions naturalistes.

Jean-Michel LOGEAIS