dimanche 2 février 2025

 

 Comme chaque année, ce dimanche 2 février nous étions 4 pour le comptage de la cavité Natura 2000 à Cuon. Les chiffres sont légèrement supérieurs aux années précédentes malgré des secteurs non prospectés à cause d'inondation. Cela fait au moins 15 ans que nous n'avions pas eu un tel niveau d'eau dans cette cavité.

Espèces    20222023
2024
2025
Grand Rhinolophe60
99
108
124
Petit Rhinolophe40
25
16
35
Grand Murin9
7
10
14
Sérotine58
8
9
Barbastelle
1
3
4
Oreillard SP
2
1
3
Murin de Daubenton1722
11
6
Murin à moustaches28
50
43
22
Murin à oreilles échancrées435
516
413
456
Murin des Beshtein

3
6
Murin de Natterer


2
Pipistrelle SP
2
25
Chauve-souris SP4
1
4
5
Total598
733
645
691

Et voici les courbes d'évolutions depuis 2000:




 Et quelques photos de cette prospection:

Barbastelle d'Europe

Grappe de Murin à oreilles échancrées

Il n'y a pas que des chauves souris en sommeil hivernal



 

dimanche 5 janvier 2025

Pluviométrie 2024

Depuis 2009 que nous faisons nos relevés, 2023 était la première année à dépasser les 1000mm avec 1050mm. 2024 est quasi identique avec 1038mm, soit la seconde année à plus de 1000mm, consécutive de la 1ère.

La courbe ci-dessous montre deux moyennes anciennes :

Et les courbes des 5 amateurs qui effectuent les relevés mensuels, 4 à Cholet et 1 à Nuaillé. Les différences entre les 5 sites sont parfois marquées en fonction des averses pouvant atteindre tel ou tel secteur.

La moyenne de nos 16 années de relevés se rapproche beaucoup de la moyenne 1991-2021. Et, la moyenne glissante sur les 5 dernières années montre une hausse continue très nette, surtout depuis 2020. Il sera intéressant de vérifier si 2025 confirme cette tendance...

Et, pour montrer que 2024 est une année bien arrosée, sur notre série de 16 ans, nous avons battus deux records mensuels avec février à 134mm et mai à 132mm. Sur notre série, le record mensuel est de 177mm en novembre 2019. Quand passerons nous les 200mm ?



lundi 23 décembre 2024

 

                            UN NOUVEAU LOCAL POUR LE GROUPE






   Jeudi 19 décembre avait lieu l'inauguration de notre nouveau local. Il ne s'agit pas d'un local ordinaire. Nous le partageons avec diverses associations et correspond vraiment à nos besoins: grande salle de réunion, armoire pour stocker notre matériel, etc.

   Cette inauguration fut l'occasion de vivre, dans la bonne humeur, un temps de partage et d'échange entre bénévoles du groupe mais aussi entre bénévoles et Reine, Élodie et Valérie qui avaient fait spécialement le déplacement depuis Angers. 

   Un grand merci aux participants mais aussi aux bénévoles du Tiers-lieu "Monade", désormais notre port d'attache, qui avaient préparé pour l'occasion  un buffet copieux et gourmand.

   Pour finir, l'adresse de notre nouveau local: Tiers-lieu "MONADE" - 37 avenue du Général Faidherbe , CHOLET.


                                                                                          JM Logeais

                                                                  

         

mercredi 20 novembre 2024

 

                                ANGIBOURGÈRE 2024. Premier bilan

                                                                                                                 photo Eric Van Kalmthout


   La migration postnuptiale touche à sa fin, les observateurs ont maintenant déserté la crête de l'Angibourgère et la saison hivernale commence à pointer son nez. Il est temps d'esquisser un premier bilan de cette deuxième année de suivi des oiseaux migrateurs.


   BEAUCOUP D'ESPÈCES  MAIS MOINS D'OISEAUX


   94 espèces d'oiseaux migrateurs ont été contactées cette saison, contre 79 en 2023. Cette augmentation peut s'expliquer de plusieurs façons. D'abord par un suivi plus étendu dans le temps. Cette année, les observations ont en effet commencé dès la mi-juillet contre début septembre en 2023. D'où de nouvelles espèces ou encore des espèces plus présentes, notamment celles dont la période migratoire est précoce comme le Martinet noir, le Milan noir, le Courlis corlieu.

   Mais ce nombre plus important d'espèces observées cette année a aussi partie liée avec l'augmentation non-négligeable des jours de suivi. Citons parmi les espèces, la Bernache cravant, les Cigognes noire et blanche, le Circaète-Jean-le-Blanc, le Busard cendré, le Rollier d'Europe, le Merle à plastron, le Pipit rousseline. En somme, plus on est présent là-haut, plus on augmente les chances de contacter telle ou telle espèce.

    Balbuzard pêcheur                                                                              photo Eric Van Kalmthout


   En revanche, concernant le nombre d'oiseaux comptablisés, celui-ci est à la baisse: 39365 (contre 45206 en 2023), et cela paradoxalement malgré une augmentation importante du nombre de jours d'observation. La principale raison de cette baisse est due aux conditions météorologiques, notamment au brouillard présent sur le site plusieurs fois au cours du mois d'octobre et surtout installé de façon persistante à la fin de ce même  mois et dans la première décade de novembre, soit à la période du pic de passage de certaines espèces dont le fringilles et les alouettes. Résultat, 4862 pinsons des arbres contre 11788 l'année précédente et seulement 1206 alouettes des champs contre 2094 en 2023.

    Une matinée comme on ne les aime guère.                                     photo Eric Van Kalmthout


    Une matinée comme on les aime.                                                           photo Eric Van Kalmthout


   Malgré cela, le site de l'Angibourgère reste un spot important. Pour mieux en mesurer l'intérêt, il suffit de le comparer aux autres sites français de suivi migratoire. Ainsi, la crête de l'Angibourgère est-elle bien placée concernant quatre espèces: la Tourterelle des bois (1ère place avec 38 individus), l'Hirondelle rustique (2ème place avec 21246 ind.), le Bouvreuil pivoine (3ème place avec 28 ind.) et le Gros-bec cassenoyaux (10ème place avec 282 ind.) (Chiffres Trektellen au 16/11/24), autant de confirmations , s'il en était besoin, du potentiel que représente ce site concernant le passage postnuptial de ces espèces.


   UN MEILLEUR SUIVI


   Comparée à celle de 2023, la période de suivi 2024 a été nettement plus étendue: du 15 juillet au 15 novembre, soit un mois et demi en plus. La répartition mensuelle des matinées d'observation est la suivante: juillet: 9, août: 14, septembre: 18, octobre: 24 et novembre: 6, soit un total de 71 matinées (252 heures) contre seulement 39 matinées (167,3 heures) en 2023.

                                                                                                             photo Eric Van Kalmthout


   44 personnes ont participé cette année à ce suivi. Elles étaient 59 l'année précédente. Il est difficile d'analyser les raisons précises de cette baisse de la participation d'autant que cette année, la communication autour du suivi a été nettement renforcée (Facebook, WhatsApp). Malgré tout, cette participation reste encore élevée, favorisant entre autre les échanges entre observateurs de différents coins du département. À noter que parmi ces 44 personnes, une équipe de 6 a assuré 64,4% du temps de suivi.


   PERSPECTIVES


   Un bilan plus détaillé (espèce par espèce) du suivi 2024 devrait voir le jour d'ici quelques mois. Il permettra à chacun, participant ou non, de prendre la mesure du potentiel du site de l'Angibourgère concernant la migration et le motivera, n'en doutons pas, pour revenir sur le site en 2025.

   Une réflexion nous apparait aussi nécessire pour pouvoir améliorer ce suivi tant en termes de protocole que de participation. Quelques exemples de questions à approfondir. Quid du statut des "migrateurs rampants" (pouillots, fauvettes...) ? Certains suivis faits en deuxième partie de journée ne permettraient-ils pas de multiplier les contacts avec certaines espèces migratrices (rapaces, cigognes...)? Quels critères pour mieux asseoir la distinction oiseaux locaux/oiseaux migrateurs (on peut penser à l'étourneau)? Comment developper sur le site l'enregistrement des cris des migrateurs nocturnes? Quels moyens mettre en oeuvre pour encourager la participation au suivi? Bref, il reste encore beaucoup à faire.


   Pour finir , un grand merci à toutes les observatrices et à tous les observateurs qui, cette année encore, auront permis de mener à bien ce suivi migratoire à l'Angibourgère. Nous leur donnons rendez-vous en 2025.



                                                                                               L'équipe de l'Angibourgère

   

dimanche 3 novembre 2024

 


                                                C H A M P A G N E


                                                          photo: Katia Baudouin


   Surtout n'allez pas croire que le groupe LPO Mauges ait soudainement opéré une reconversion dans l'œnotourisme! Il s'agit évidemment des grands lacs de Champagne, celui du Der principalement, la destination pour dix d'entre nous, le temps d'un bref séjour, fin octobre.


   UN CURIEUX PAYSAGE

   À cette saison, le lac du Der est déjà vidé aux trois quarts et présente un curieux paysage: une mosaïque complexe d'îlots et de vastes langues de terre claire entre lesquels sinuent de grands bras d'eau. Posés sur ces bancs, d'innombrables et noirs régiments de Grands cormorans contrastent avec d'importantes et blanches escouades de Grandes aigrettes stationnant à proximité. Sur les laisses vaseuses, s'agite ou se repose toute une population de limicoles: Bécassines des marais, Courlis cendrés, troupes de Bécasseaux variables, Chevaliers arlequin... Non loin de là, des grappes denses de centaines de Sarcelles d'hiver s'envolent nerveusement avant de se poser dans la courbe d'une anse. Les côtoient, Canards chipeaux, pilets, siffleurs, souchets et colverts. Là où l'herbe a colonisé les terres un peu plus hautes, pâturent principalement des Oies cendrées  et quelques Oies rieuses.

                                                                                                                                                                                                        photo: Katia Baudouin


   LE GRAND SHOW DES GRUES CENDRÉES

   En milieu d'après-midi, commence à retentir un peu partout la grande symphonie en "grou" majeur annonçant le retour de milliers de Grues cendrées au dortoir. Arrivant de leurs sites de gagnage, leurs escadrilles emplissent l'espace de leur cris et ponctuent le ciel de leurs élégantes silhouettes avant d'aller se poser en douceur sur les îlots leur servant de reposoir nocturne. Fascinés, des curieux viennent en nombre assister à ce grand show vespéral.

                                                                                                             photo: Katia Baudouin


   L'OISEAU VEDETTE DU MOMENT

   Pour cette fois, il ne s'agissait pas du Pygargue à queue blanche. Il nous faudra attendre un arrêt au lac du Temple, sur la route du retour, pour observer l'espèce; deux individus, un adulte et un jeune. C'est un autre grand rapace qui cette fois a volé la vedette aux pygargues, un adulte d'Aigle impérial observé dès notre arrivée, perché au sommet d'un arbre, tête brun clair et bandes blanches aux scapulaires. Un grand moment et une "coche" pour nous dix. Nous le revoyons le lendemain, d'abord en vol puis perché au même endroit. Hormis ce géant fort rare, d'autres rapaces sont présents: Faucon pèlerin à l'affût sur une souche, Autour des palombes dépeçant sa proie à découvert, Balbuzard pêcheur  tardif et Milans royaux dont neuf en migration près du Temple.

                                                                                                                       photo: Katia Baudouin


   LES PETITES SURPRISES DU LAC

   Le lac du Der, ce sont 77 kilomètres de rives où alternent, entre campings et bases de loisirs, digues herbues, bosquets de saules, phragmitaies et même forêts de chênes et de hêtres venant tutoyer le lac. En connaisseur des lieux, Sylvain nous sert de guide et nous fait découvrir différents sites. L'occasion pour nous  d'observer, à côté d'espèces familièes, d'autres plus inhabituelles. Ici, une Sterne arctique, là une Pie-grièche grise ou encore, depuis un observatoire où officie un photographe misanthrope et ronchon, plusieurs Râles d'eau à quelques mètres.

                                                                                                                           photo: Katia Baudouin


   Une fin d'après-midi, deux jours pleins et une matinée nous ont permis de contacter 94 espèces, d'en regretter quelques unes, de partager des admirations, des moments intenses, des bons mots et des fous rires.

   Un grand merci à Marie-Madeleine pour nous avoir déniché un super gîte, à Frédérique pour s'être chargée de la logistique alimentaire, à Sylvain pour nous avoir fait profiter de sa connaissance des lieux, à Jean-Michel T. et à Hugues nos chauffeurs, à toutes et à tous pour la belle ambiance.


                                                                                          Jean-Michel Logeais


   

vendredi 25 octobre 2024


                    CHOLET-OLDENBURG, MATCH RETOUR 

                                                                                                                                                                                                                       photo: Pierre Chalopin


   Il y a deux ans, trois membres de notre groupe allaient passer une semaine en Allemagne du nord, invités par le groupe ornitho d'Oldenburg qui fêtait ses cent ans. Juste retour des choses, deux de nos hôtes viennent de séjourner une semaine, début octobre, dans le Choletais.

   Au programme, des oiseaux bien sûr. À l'Angibourgère d'abord où Ulli et Jogi ont pu assister en direct à la migration, s'étonnant de voir autant de gens capables d'identifier tous ces migrateurs. Le lendemain, c'était après-midi "coches" pour Jogi. Des oedicnèmes, une vingtaine, du côté de Somloire puis l'Élanion blanc. Nous en observerons quatre, à la grande satisfaction de tous.

                                                                                                                                 photo: Pierre Chalopin


   Le mardi, déplacement à Noirmoutier où, profitant d'une météo clémente, nous avons pu observer de nombreuses espèces de limicoles posés dans la réserve de Müllenbourg et sur l'estran, à proximité. Autre journée, cette fois dans le Saumurois, aux Monteaux précisément, sans grosses surprises côté espèces à voir. Retour à Cholet par la pittoresque et belle rive gauche d'une Loire déjà bien haute et ne laissant émerger que de très rares bancs de sable. Dommage!

                                                                                                                                 photo: Pierre Chalopin


                                                                                                                                      photo: Pierre Chalopin


   En bref, une semaine bien occupée, malgré une météo capricieuse, et qui nous aura permis de resserrer nos liens avec nos hôtes allemands. À quand un autre déplacement à Oldenburg?


                                                                                                              Jean-Michel Logeais

lundi 7 octobre 2024

               GROSSE AMBIANCE MATINALE SUR LA CRÊTE 


   Ce dimanche 6 octobre, c'est journée "portes ouvertes" sur la crête de l'Angibourgère. Le public est invité à venir découvrir les oiseaux migrateurs. Oui mais...

   Quand les deux premiers observateurs débarquent là-haut à huit heures , c'est un peu la soupe à la grimace. Stratus partout, petite pluie fine, on n'y voit guère à plus de 300m. Il y a des matins comme ça où l'on se dit qu'on serait bien mieux au chaud sous une couette.

   Sans vraiment y croire, on installe les quatre panneaux pédagogiques et la flamme LPO, on sort les jumelles pour la forme et là, miracle! Des Hirondelles rustiques sorties de nulle part apparaissent dans cette bouillasse de nuages à toucher le sol et filent plein sud. Incroyable! L'espoir renaît un peu.



   Commencent à arriver d'autres observateurs... et toujours ces paquets d'hirondelles qui parviennent à se faufiler dans un imbroglio de brume et de nuages. Parfois les stratus décollent un peu de la crête  nous laissant entrevoir un kilomètre de paysage, puis ça s'épaissit à nouveau, puis ça recommence. En milieu de matinée, on parvient à voir à quelques kilomètres supplémentaires et avant midi, victoire, on aperçoit les clochers d'Angers.

   Des visiteurs arrivent, puis d'autres observateurs, une journaliste de Ouest-France débarque, le groupe s'étoffe, des amis allemands naturalistes viennent découvrir le site et plus d'une trentaine de personnes finissent par s'agiter sur le site d'observation.

   Les observateurs ne chôment pas. Pendant que certains annoncent les espèces vues et les effectifs , les commis aux écritures délaissent leurs jumelles pour le stylo. D'autres prennent le temps d'expliquer aux béotiens ou aux apprentis comment identifier telle ou telle espèce, livre à l'appui. On scrute le ciel, on bavarde, on échange. Bref, c'est la grosse ambiance ce matin sur la crête. Les visiteurs sont évidemment ravis de pouvoir assister en direct aux voyages des hirondelles, des Pipits farlouses, des pinsons, des Alouettes des champs, des Grives musiciennes.

   1120 oiseaux au total, de 25 espèces différentes dont ces 703 Hirondelles rustiques qui nous font passer le cap des 20000 individus vus ici depuis la fin juillet.

   Une petite matinée sans doute au regard du nombre d'oiseaux comptés mais une matinée inespérée au vue de la situation météo. Dans tous les cas, un beau succès pour cette sortie découverte avec cette envie chez certains visiteurs de revenir au plus vite à l'Angibourgère.


                                                                                           Jean-Michel Logeais