samedi 24 juillet 2021

Les mousses des Noues

La matinée du dimanche 28 février a été consacrée aux bryophytes. Nous étions trois novices à nous retrouver à l'étang des Noues pour étudier ces plantes qu'on classe grossièrement dans le groupe des végétaux "inférieurs". Claude, notre expert en mousses nous a permis d'y voir plus clair et de porter notre attention sur des aspects qu'on ignore souvent. A commencer par la distinction entre les bryophytes vraies et les hépatiques. Les premières se structurent en tige distribuant des feuilles tandis que les secondes forment des appareils indifférenciés appelés "thalles". L'occasion aussi de partager plusieurs anecdotes et moyens mnémotechniques pour ne pas se perdre dans les noms latins.

Probable Kindbergia praelonga - Étang des Noues / Cholet
Photo : Bernadette Delaunay

 
Possible Bartramia - Étang des Noues / Cholet
Photo : Bernadette Delaunay

Bartramia pomiformis - Étang des Noues / Cholet
Photo : Bernadette Delaunay

L'examen attentif des tiges, des feuilles, des urnes à spores, la nature du substrat nous a permis de découvrir plus de 20 espèces.

Merci à Claude, qui nous a aidé à mieux connaître la richesse insoupçonnée de ce groupe.

Recommandation : Celle, J., Hugonnot, V. & Pépin, F. (2015). Mousses & Hépatiques de France : Manuel d'identification des espèces communes. Biotope

Lucas Roger

mercredi 2 juin 2021

Une journée dans les plaines du Poitou

 

Outardes canepetières - Tetrax tetrax - Plaines du Poitou
(Photo : Catherine Lechevallier)

    Depuis Cholet prendre au sud-est, franchir une soixantaine de kilomètres. Là, entre Deux-Sèvres et Vienne, soudain les horizons s’élargissent et le ciel prend presque toute la place. La grande plaine. Au loin quelques buttes casquées de bois et devant, la ligne verte et sinueuse de la Dive. Tout autour, la géométrie colorée des cultures et des jachères trop souvent hérissée de pylônes et de câbles qui mangent le ciel. Au beau milieu, la vallée Bordigal, un petit vallon tout au plus, une oasis, une friche avec ses boqueteaux d’épineux, de chênes pubescents et ses plages de pelouses sèches. C’est ici que notre petit groupe de six a choisi de passer la matinée.

Naturalistes en action - Plaines du Poitou
(Photo : Catherine Lechevallier)

Les Outardes canepetières font le spectacle.

    Cet ersatz de Castille au cœur du Poitou est le royaume de la Pie-grièche écorcheur – un couple en train de construire son nid –, de la Fauvette grisette, de l’Hypolaïs polyglotte et du Bruant jaune. Tout autour, on entend grisoller les Alouettes des champs et quelques Bruants proyers lancer leur infatigable appel métallique.

    L’oreille affûtée d’Alain – un habitué des lieux – a tôt fait de repérer, venant des herbes, la courte explosion sèche, signature sonore de l’Outarde canepetière, la vedette de la journée. Dans cette région, se maintient tant bien que mal une petite population de ces oiseaux autrefois bien plus répandus. Difficile à observer à terre, sauf à voir émerger de la végétation le manchon noir liseré de blanc du cou du mâle, l’espèce est en revanche facile à reconnaître en vol : larges ailes blanches aux extrémités noires, cou noir, tendu et redressé, des mâles. Ce matin les outardes ne sont pas avares de poursuites et font le spectacle.

Outarde canepetière - Tetrax tetrax - Plaines du Poitou
(Photo : Catherine Lechevallier)

Bergeronnette printanière - Motacilla flava - Plaines du Poitou
(Photo : Catherine Lechevallier)

    Dans le ciel, quelques rapaces : buses, bondrées, un milan noir et quelques busards lointains. Mais l’attention portée aux oiseaux n’empêche pas les naturalistes de regarder aussi à leurs pieds. La belle pelouse sèche est piquetée de plusieurs espèces de cirses, de hampes épanouies d’Orchis pyramidaux, de la fort discrète Euphorbe petit cyprès, de pieds d’Épiaire droite, du bleu des fleurs de lin, du jaune des résédas, tout un cortège végétal inséparable du sol calcaire.

Épiaire droite - Stachys recta - Plaines du Poitou
(Photo : Hugues Berjon)

    Les insectes ne sont pas en reste : Belle Dame, Mélitée orangée, Mélitée du plantain, Hespérie de la mauve, Criquet noir ébène, Chrysomèle de Banks sans oublier la musique d’ambiance, les stridulations des Grillons champêtres et bordelais.

Dectique verrucivore - Decticus verrucivorus - Plaines du Poitou
(Photo :
Catherine Lechevallier)

Petit Paon de nuit - Saturnia pavonia - Plaines du Poitou
(Photo :
Lucas Roger)
 

Trois espèces de busards.

    Après la pause déjeuner sous l’ombre fraîche des arbres bordant la Dive, nous explorons la plaine au sud-est et au nord-ouest de Moncontour. Nos déplacements d’un point à un autre, entrecoupés de nombreux arrêts, sont autant d’occasions d’admirer les envols des busards au dessus des cultures. Si le Busard Saint-Martin et le Busard des roseaux sont présents ici, le Busard cendré reste à cette époque le plus commun des trois espèces. On ne se lasse pas d’admirer son vol, tout en élégance et en légèreté.

    Sur un chemin, entre deux cultures et en plein soleil, Lucas, notre entomologue du jour, nous déniche une élégante Agapanthe à pilosité verdâtre Agapanthia villosoviridescens, une Agapanthe du chardon, une Arlequinette jaune. A la lisière d’une culture de céréales, quelques pieds d’Adonis d’automne Adonis annua, belle et trop rare messicole. Devant nous, une bonne quinzaine de buses profitent de l’aubaine d’un herbage fraîchement coupé pour muloter.

 

Adonis d'automne - Adonis annua - Plaines du Poitou
(Photo :
Catherine Lechevallier)

Agapanthia villosoviridescens / dahli - Plaines du Poitou
(Photo :
Catherine Lechevallier)

    La traversée des étendues entre Noizé et Oiron, Oiron et Brie nous permettra de voir encore d’autres outardes dont un chanteur observé d’assez près, quelques busards, de nombreux Bruants proyers et pour deux d’entre nous un unique Courlis cendré, trop vite aperçu hélas !

Outarde canepetière - Tetrax tetrax - Plaines du Poitou
(Photo : Catherine Lechevallier)

    Après cette fort belle journée naturaliste, il est temps de quitter la plaine et de rallier nos bocages, heure de couvre-feu oblige. Un grand merci à Alain pour avoir eu l’initiative de cette sortie. 62 espèces d’oiseaux observées, 30 d’insectes, sans compter lièvres, chevreuil et de nombreuses fleurs, le tout dans un paysage original. Que de découvertes ou de redécouvertes !

J.M. Logeais

dimanche 21 mars 2021

Hiver 2021 : Permanences à l’observatoire du Verdon et sorties avec le groupe LPO de Saumur

Cet hiver, 81 visiteurs ont été sensibilisés à l'occasion des 7 permanences assurées par 10 bénévoles.

 

Observatoire du Verdon / La Tessoualle
(Photo : Bernadette Delaunay)

 

Les restrictions sanitaires ont contraint le groupe à organiser des permanences en petit comité. Le maintien de ces permanences a toutefois permis de sensibiliser les promeneurs intéressés et d’assurer une présence médiatique dans le Choletais. Un bilan mitigé mais cohérent compte-tenu de l’épidémie.

Cet hiver a aussi été l’occasion d’aller à la rencontre de nos amis du Saumurois.

 

Rencontre entre saumurois et choletais - Plan d'eau des Monteaux / Vivy
(Photo : Bernadette Delaunay)


Le 20 février, nous étions 10 observatrices et observateurs à nous retrouver dans le Choletais pour découvrir, ou redécouvrir les oiseaux de l’étang des Noues, de l’étang de Péronne et de la forêt de Vezins. La météo était capricieuse mais elle ne nous a pas empêcher d’observer 37 espèces assez communes, comme des Pics épeichettes à l’étang des Noues ou des Pipits spioncelles à l’étang de Péronne.

 

Mouettes mélanocéphales - Ichthyaetus melanocephalus - et rieuses
- Chroicocephalus ridibundus - Plan d'eau des Monteaux / Vivy
(Photo : Bernadette Delaunay)

Grèbe à cou noir - Podiceps nigricollis - Plan d'eau des Monteaux / Vivy
(Photo : Bernadette Delaunay)
 

Le 20 mars, c’était au tour des saumurois de nous accueillir, avec cette fois-ci une météo généreuse. Nous étions 10 à profiter du plan d’eau des Monteaux et de ses nouveaux aménagements. Puis, nous avons rejoins l’étang des Youis. Ces deux anciennes gravières au nord de la Loire ont occupé notre matinée. A cette saison, on a pu y observer des Grèbes à cou noir en plumages nuptiaux, des Hirondelles de rivages, des Mouettes mélanocéphales, des Nettes rousses et divers autres canards. Cap vers le sud l’après-midi où nous nous sommes réunis à 13 pour découvrir l’avifaune des plaines de Montreuil-Bellay. Nous avons pu observer des oiseaux étroitement liés à ces espaces : Courlis cendrés, Œdicnèmes criards, Bruants proyers et 5 espèces de rapaces comme les Busards Saint-Martin. Une journée réussie avec plus de 50 espèces observées.

Œdicnèmes criards - Burhinus oedicnemus -
Zone industrielle de Méron / Montreuil-Bellay
(Photo : Bernadette Delaunay)

Malgré la vie ralentie de l’association, le groupe a pu rester actif. L’hiver a permis d’organiser des rencontres très intéressantes, d’échanger et de partager des observations dans la bonne humeur avec nos amis de Saumur. Permanences et sorties naturalistes sont des activités essentielles pour conserver le moral lorsque l’isolement devient pesant.

Lucas Roger

dimanche 3 janvier 2021

Pluviométrie 2020

 Avec un total de 909mm, 2020 est la seconde année la plus pluvieuse après 2018 (947mm). Seul le mois de juillet est très faible avec seulement 6mm. Les autres mois sont dans la moyenne, sauf de janvier à avril, nettement plus que la moyenne et octobre et décembre largement au-dessus.




Merci aux 5 bénévoles qui ont collectés les données, 4 à Cholet et 1 à Nuaillé. Malgré les différences d'un mois à l'autre, globalement, les chiffres se ressemblent.

Sur les 12 dernières années, 2018 et 2020 sont clairement les plus arrosées suivies de 2014, nettement plus que 2010 ou 2017. Sur cette période, on passe de 558mm en 2010 à 947mm en 2018, soit près du double. La moyenne de référence 1951-1980 avec 742mm (article Wikipédia sur le climat en Maine-et-Loire) est maintenant quasi identique à la moyenne 2009-2020 avec respectivement 742 et 745mm.




Sur les mêmes périodes temporelles en moyennes mensuelles cette fois, on constate toujours un déficit marqué les mois d'aout, septembre et octobre et un accroissement net en novembre, décembre et janvier. Il sera intéressant dans les années à venir de vérifier si cette différence persiste...





mercredi 11 novembre 2020

Cholet : installation d'un nichoir pour Faucon pèlerin

A l'usine Michelin de Cholet, l'association BIB LIFE s’investit pour améliorer le cadre de travail des employés. Elle s'engage depuis plusieurs années à favoriser la nature sur les 40 hectares dont Michelin est propriétaire. L'objectif est aussi de mettre en lumière la biodiversité insoupçonnée de ce site industriel.

Au printemps, plusieurs sorties naturalistes ont été organisées dans l'enceinte du site avec des bénévoles de la LPO. Le but de ces sorties était de se faire une idée de la richesse naturelle du site. Parmi les multiples atouts du site choletais, la cheminée de l'usine est propice au Faucon pèlerin. Ce perchoir surplombe de 76 mètres la zone industrielle. L'ouvrage pourrait offrir un site de nidification à des faucons pèlerins nés sur des édifices. La direction de Michelin s'est montrée intéressée par la proposition de la LPO d'installer un nichoir pour ce rapace emblématique.

Photo : Vincent Roger

Les échanges entre l'association des salariés, la direction de Michelin et le groupe LPO Mauges ont eu pour objectif de satisfaire les exigences écologiques du Faucon pèlerin et de respecter les contraintes importantes de sécurité sur cette zone industrielle. Les matériaux ont été financés par Michelin et le nichoir fabriqué sur mesure et bénévolement par mon père pendant l'été. L'installation a eu lieu fin octobre par l'entreprise de cordiste Altitude 44, en même temps que les travaux de maintenance de la cheminée. Les chutes de contreplaqué ont permis de fabriquer 2 nichoirs semi-ouverts pour passereaux et 3 nichoirs pour faucons crécerelles.

Photo : Vincent Roger

©Altitude44


Photo : BIB LIFE
 

L'association BIB LIFE met en œuvre différents projets. Elle a installé 25 nichoirs pour les passereaux cette année. Une quarantaine de nichoirs seront installés cet hiver. Deux hectares laissés en friche derrière l'usine ont été baptisés jardin entomologique et sont laissés intacts. Le jardin entomologique est une lande sauvage qui comprend plusieurs mares temporaires. Lapins de garenne, vipères aspics et tritons crêtés sont présents. Des actions sont envisagées pour favoriser la reproduction d'espèces déjà nicheuses comme le Petit Gravelot, le Faucon crécerelle. Ceci est un bref aperçu des multiples projets prévus. Une réflexion sur la création d'un refuge LPO est en cours.

Félicitation à l'association BIB LIFE, notamment son président Eric Guittet et aux bénévoles LPO pour leur investissement. La nature a sa place dans les usines.

Lucas ROGER

 

 

 

couverture médiatique


• Synergences hebdo n°561 (11/11 au 17/11/2020)  



• Ouest-France du 31/10/2020


• Courrier de l'Ouest du 31/10/2020


 

• JT 18h30 TLC du 29/10/2020

lundi 12 octobre 2020

OISEAUX VOYAGEURS À L’ANGIBOURGÈRE

    Pour voir de plus près la migration des oiseaux, il est besoin de points hauts et bien dégagés. Au nord de la Tourlandry, l’Angibourgère fait figure de site idéal. Sur plusieurs centaines de mètres de crête, court un sentier en balcon d’où la vue porte fort loin. A l’horizon, vers le nord et derrière l’épaulement du Pont-barré, on voit pointer les flèches de la cathédrale et de quelques autres clochers d’Angers. C’est dire le panorama !

    C’est là, ce matin du 11 octobre, qu’a lieu la traditionnelle sortie migration d’automne du groupe LPO Mauges. Huit personnes sont au rendez-vous. Précisons que ni le ciel, encombré de gros lambeaux gris, ni le vent soufflant du nord-ouest n’ont dû motiver les observateurs à se lever tôt, ni les oiseaux à passer en masse.

Observation de la migration - l'Angibourgère / La Tourlandry
(Photo : Bernadette Delaunay)
 

     Malgré cette météo médiocre, aucun regret néanmoins chez les participants. Pas de passages massifs, certes, tels qu’on peut en voir à cette époque, mais, régulièrement, de petites troupes de migrateurs volant plutôt assez haut, hormis quelques escouades d’hirondelles rasant la crête et filant plein sud. Il n’est pas toujours simple d’identifier les oiseaux voyageurs, surtout lorsque viennent à se conjuguer lumière rachitique, éloignement et absence de cris. Reste alors la manière bien particulière qu’ont les oiseaux de voler en groupes : vols indisciplinés et serrés des Linottes mélodieuses, convois réguliers et ordonnés des Pinsons des arbres, petits régiments lâches et onduleux des Bergeronnettes grises.

    De toutes les espèces observées ce matin, au moins treize sont vues en migration, les Pinsons des arbres, les linottes et les Pipits farlouses formant le gros des bataillons. Pas de véritable surprise si ce n’est ce Faucon hobereau tardif et dont la vue d’une troupe d’Hirondelles rustiques passant au même moment a dû attiser la faim.

    A scruter ainsi le ciel dans l’attente des migrateurs, il est difficile de ne pas voir s’activer ici et là les espèces locales. Parmi elles, les deux cadeaux de la matinée : un Élanion blanc occupé à chasser à une centaine de mètres de nous et, tout près, posé à la pointe d’un rameau de genêt, cette jeune Cisticole des joncs ébouriffée par le vent.

    Assister en direct au grand voyage des oiseaux procure toujours une émotion particulière. Installés là, quelques heures durant, sur ce minuscule district, nous sommes les témoins d’une gigantesque transhumance traversant l’Europe, condamnés forcément à ne pouvoir en admirer qu’un fragment infime.

Jean-Michel LOGEAIS

samedi 26 septembre 2020

Pique-nique de rentrée à Chanteloup-les-Bois

   Le groupe s'est retrouvé dimanche 13 septembre pour explorer l'étang de Péronne. Nous sommes sept participants ce matin-là à nous lancer autour du plan d'eau, équipés de jumelles, longue-vues, boites à insectes, filets à papillons et fauchoirs.

   Le cortège d'oiseaux d'eau et d'oiseaux forestiers de cet étang forestier est présent : Foulques, Canards souchets, Grèbes huppés et castagneux, Hérons et Aigrettes en tout genre mais aussi Pic épeiche, Pouillot véloce, Roitelet à triple bandeau et Sittelles. Quelques migrateurs se laissent observer : Hirondelles rustiques, Chevaliers aboyeur et arlequin. Un Faucon hobereau fait également son apparition.

 

Mante religieuse - Mantis religiosa - Étang de Péronne / Chanteloup-les-Bois

(Photo : Hugues Berjon)

 


   Du côté des insectes, le bilan est positif. Ce sont les orthoptères qui sont en majorité. Les zones de végétation fournie nous permettent d'observer des sauterelles Phanéroptères et des Conocéphales gracieux. Ces derniers émettent une stridulation continue détectable lors qu'on les approche suffisamment. Les bords de l'étang nous permettent d'observer des criquets. Des Caloptènes occupent les zones découvertes où l'eau s'est retirée. Des Œdipodes turquoises - les fameux criquets ternes aux ailes bleues - sont présents sur le chemin sec et caillouteux. Aïolope émeraudine et Criquet ensanglanté sont aussi observés, ils affectionnent les endroits humides.

   Viennent ensuite les Hétéroptères, en grand nombre dans les orties et les ronces, avec notamment ces punaises très communes, brunes, aux antennes tordues : Coreus marginatus ou Enoplops scapha.


Noctuelle de la Patience - Acronicta rumicis - Étang de Péronne / Chanteloup-les-Bois

(Photo :  Lucas Roger)

   Soucis, Anax empereur et Sympétrum strié sont aussi observés. Puis, c'est l'heure de rejoindre quatre autres camarades pour échanger autour d'un pique-nique de rentrée.

Lucas R.