dimanche 16 septembre 2012

Les vacances du piège photographique

L'un des piège photographique de Mauges Nature, estimant avoir bien travaillé, à pris l'initiative de partir en vacances. Arrivée dans le canton de Talmont-St-Hilaire, il a commencé par visiter les plages et ne les a pas trouvé à son gout (3 espèces de mammifères bipèdes seulement, des peaux blanches, des rouges et des bronzés...).
Il a préféré s'installer un petit peu à l'intérieur des terres (~2km), sur les bords d'un petit ruisseau et voici donc le résumé de son séjour.
N'hésitez pas à cliquer sur un diaporama pour profiter des images en plein écran et à votre rythme.
  • Jeux de Fouines
Sur cette souche en travers du ruisseau est le théâtre toutes les nuits des jeux d'au moins 2 Fouines.

  • Héron au gué
Sur un autre secteur 500m en aval, la petit retenu d'eau est fréquentée par un Héron cendré et par un Bihoreau.

  • Genette surprise
Sur la même souche fréquentée par les Fouines, environ une nuit sur deux, une Genette profitait de ce pont naturel.

dimanche 9 septembre 2012

Et la Chine s'éveilla...

Il y a chez moi un petit buisson très apprécié des hyménoptères du coin (Bourdons, Cerceris, Halictes...) et par les mouches (Syrphidae et Muscidae). Ce matin une grosse bête est venue le visiter, mais pas pour butiner, il venait y faire ses courses !
Ce Vespa velutina (le fameux Frelon asiatique) a ainsi jeté son dévolu sur un petit Syrphe qui butinait là. Après quelques attaques infructueuses sur de petits bourdons, il a finalement plongé sur une petite mouche (à une vitesse bien trop rapide pour mon APN) et s'en est allé le machouiller quelques mètres plus loin. il s'est ensuite envolé pour faire sa livraison à la couvée.

Pour comparaison, le frelon européen (Vespa crabro), un peu plus gros s'attaque à des proies autrement plus grosses.

Pour les utilisateurs de Faune-Anjou, vous pouvez maintenant saisir vos observations de Frelon asiatique sur une page dédiée histoire de surveiller son extension.
Yann               

dimanche 5 août 2012

Lézard vert mâle

Rencontre avec Lacerta viridis sur le sentier de la vallée de l'Hyrôme, entre Chemillé et Chanzeaux, près du lieu-dit "Le Moulin Neuf".  Magnifique mâle qui s'est laissé approcher sans problème.
Gislaine et Louis

dimanche 22 juillet 2012

Une fougère rare en vallée de l'Hyrôme

Asplenium Septentrionale est un fougère rare du massif Armoricain. Les Mauges ont la chance d'abriter 3 stations dont l'une, découverte dans les années 90, est régulièrement contrôlée par Louis.
Lors de son dernier passage le 16 juin, Gislaine qui l'accompagnait a pris les 3 photos du montage ci-dessous :


vendredi 29 juin 2012

Un repas de Corneille noire

Posé pendant 3 semaines sur un muret de pierres à l'est du Puy-St-Bonnet, le piège photographique de Mauges Nature a déclenché à plus de 6000 reprises... En fait, seulement 75 photos concernent des animaux et uniquement des oiseaux. Les autres sont dues au vent qui a bien soufflé pendant la période.

Merle, Perdrix, Pinson mais nous avons retenu une Corneille noire qui est arrivé avec un cadavre de Lézard vert pour le déguster en 24 clichés.

Un Longicorne nouveau pour le département de Maine-et-Loire


Anoplodera sexguttata (Fabricius, 1775)
« la Lepture à six taches »
 
 
C’est lors d’un périple dans le Baugeois, démarche pour combler les lacunes apparentes de la répartition des coccinelles de l’Anjou mises en évidence par la cartographie provisoire, que fut  découvert ce petit Coléoptère Cerambycidae.

Le 23 mai 2012, sur la commune de Vernantes, au lieu-dit « la Renaudière », alors que je prospecte les hautes herbes avec J.-P. Bresteau qui m’accompagne dans cette région qu’il connaît parfaitement, je repère un couple de longicornes sur une ombellifère. La capture me permet une identification rapide dès lors qu’un ouvrage sur cette famille d’insectes est entre mes mains. Il s’agit du Lepture à six taches (Anoplodera sexguttata) et c’est ma première observation de l’espèce. Je mesure le mâle aux taches postérieures confluentes (L = 9,2 mm) puis la femelle aux taches séparées (L = 10,5 mm). Ce que, par contre, je ne sais pas encore, c’est sa distribution géographique précise, particulièrement dans notre région.
Ce n’est que plus tard que je consulte le récent ouvrage édité par le gretia : « Les longicornes armoricains » par Xavier Gouverneur & Philippe Guérard – les Cahiers du gretia – 2011, Numéro 7. J’y constate alors l’absence de mentions dans le département de Maine-et-Loire, l’auteur précisant dans la monographie concernant l’espèce : « … elle n’a pas été signalée, curieusement, du littoral atlantique au Maine-et-Loire ».

Cette observation vient donc enrichir l’inventaire des longicornes angevins.

Michel Charrier

mercredi 27 juin 2012

Les Mauges, bastion d’une orchidée rare dans le Massif Armoricain


« L’Orchis punaise »


Le 13 mai dernier, un des rares « beaux » jours d’un printemps particulièrement arrosé et frais, je pars au SE de Cholet, là où je prospecte régulièrement depuis trois ans dans le cadre de l’atlas national des oiseaux nicheurs. J’essaie à chaque fois de varier itinéraires et étapes. Cette fois je m’arrête dans une zone bocagère, à l’entrée d’une route de ferme bordée, sur un de ses côtés, par une vaste prairie humide semi-naturelle de plusieurs hectares. C’est un site que je connais depuis des années et que je sais riche en différentes espèces d’orchidées (Orchis ustulata, O. morio, O. laxiflora, Coeloglossum viride…). La végétation n’est pas encore bien haute et, de la route, j’aperçois à la surface de la prairie la ponctuation aléatoire des nombreuses hampes fleuries d’O. laxiflora.
Délaissant pour un instant mon intérêt pour les oiseaux, je décide d’entrer dans la parcelle que je commence à explorer sur une bande d’une trentaine de mètres, à l’angle de la route et du chemin. Beaucoup d’humidité dans le sol, parfois jusqu’à le rendre un peu spongieux et surtout beaucoup d’orchidées fleuries : O. ustulata et O. laxiflora principalement. Dans ce labyrinthe de tiges quelques pieds, pas très hauts, attirent néanmoins mon attention ; épi relativement compact aux fleurs formées d’une sorte de casque brun rouge et strié de raies vertes plus foncées et d’un labelle assez réduit fait d’un mélange de pourpre et de vert. Je n’ai pas vu cette espèce depuis longtemps mais j’ai de fortes présomptions pour Orchis coriophora, une espèce rare dont je dénombre une petite vingtaine de pieds dont certains pas encore totalement fleuris.
Dés mon retour je préviens de ma découverte mais aussi de mes doutes les orchidophiles avertis de l’association. Quelques jours plus tard l’un puis deux autres vont sur le site et confirment la découverte. Il s’agit bien de l’Orchis punaise, la sous-espèce type (O. c. coriophora) à forte odeur de punaise ce qui lui a valu ce nom. Après deux visites Eric en dénombre 71 pieds et redécouvre, par la même occasion, la présence de l’Orchis grenouille (C. viridis), autre espèce de prairies humides que Michel et Patrice évalueront de leur côté à environ une centaine de pieds. A noter aussi la bonne présence d’une autre orchidée accompagnant très souvent ces deux dernières dans ce type de milieu : Dactylorhiza gr. maculata.

Cette nouvelle station d’O. coriophora se situe à environ sept kilomètres de la fameuse prairie de  Vezins, à une dizaine de kilomètres de celle de  Toutlemonde et presque autant de celle des Poteries, trois sites où cette espèce était connue mais sur lesquels aucune observation n’a été faite dans les années 2000 hormis celle concernant le site de Toutlemonde avec une donnée unique le 18 mai 2008 et concernant un seul pied fleuri repéré.
Reste que cette découverte du printemps 2012 confirme le sud des Mauges comme un bastion important d’une espèce très rare dans l’ensemble du Massif Armoricain et considérée très menacée et en régression généralisée sur le plan national. Comment protéger efficacement cette espèce et son milieu ? Il y a urgence. Dans tous les cas, un beau programme de recherches pour l’an prochain : l’exploration systématique d’un site qui n’a peut-être pas encore révélé toutes ses richesses.


                                                                              Jean-Michel LOGEAIS 24/06/2012